Parution « Mon père, ce tueur »

« J’ai toujours eu peur de mon père. Je savais qu’il avait déjà tué au cours de la guerre d’Algérie. J’étais persuadé qu’il pouvait recommencer. »

Thierry grandit dans l’ombre glaçante de Jim, élaborant des scénarios de fuite et se barricadant toutes les nuits dans sa chambre. Quelques années après la mort de ce père menaçant, le fils se plonge dans les photographies et les carnets où Jim ne parle que de la guerre. Il décide de partir à la recherche du fantôme, de retrouver par les mots celui qui avait été un jeune garçon à qui l’on avait appris à être un tueur. Car pour se garder de transmettre l’héritage de la violence, il faut en connaître la source.

Thierry CROUZET

Né à Sète en 1963, Thierry Crouzet devient journaliste dans diverses revues d’informatique et publie des textes en ligne. Il se consacre à la littérature noire et à d’autres littératures de genre ainsi qu’à des récits ou essais sur notre rapport aux nouvelles technologies. Mon père, ce tueur est son premier roman de littérature blanche.

Sortie de « À Mansourah, tu nous as séparés »

 

Pendant la guerre d’Algérie, 2 350 000 millions de personnes ont été déplacées par l’armée française et regroupées dans des camps. 1, 175 000 ont été forcées de quitter leur lieu d’habitation.

De retour à Mansourah, son village natal, Malek collecte avec Dorothée-Myriam, sa fille, une mémoire historique, que la plupart des jeunes ignorent et qui pourtant a été sans précédent dans les bouleversements qu’elle a causés à cette Algérie rurale. 

Dans le village, fille et son père interrogent ce silence intime.

Rencontre et témoignage à la Mairie du XIXe

À l’occasion du 65e anniversaire du début de la guerre d’Algérie, le Comité d’entente des anciens combattants, à l’initiative de son président Jean-Claude Tallarini   et l’Union Départementale de Paris (UDAC) présidée par Jean-Pierre Leclerc, ont organisés le 17 octobre 2019 à la Mairie du XIXe une « Rencontre -Témoignage ».
Cette demi-journée a reçu le concours de l’Office National des Anciens Combattants Victimes de Guerre (ONACVG), représenté par Hervé Serrurier, conseiller-mémoire et de l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie (EPHMGA)- son président, Jean-Pierre Louvel (2), en assurant l’animation. Mme Teyssédre, chargée de mission auprés du Maire et l’équipe technique municipale ont accueilli dans la Salle des Fêtes prés de quatre vingts personnes de toutes générations.
En introduction, Tramor Quemeneur (4), historien chargé de cours à l’université Paris VIII, membre du conseil d’orientation du Musée National d’Histoire et d’Immigration (MNHI) rappela le long cheminement historique, politique, économique, culturel et sociétal qui conduisit l’Algérie à cette guerre.
La seconde partie permit à des acteurs de ces périodes d’évoquer leur propre histoire. Ainsi Roger Barbieux, officier appelé du contingent, président des ACPG-CATM de Paris, Maryse Prévost, née en Algérie et son mari Claude Prévost (3), président de l’ARAC-Paris et ancien appelé ont apporté leur témoignage sur leur vécu et les circontances qui les aménérent à vivre des épisodes tragiques.
La parole fut donnée à la salle ce qui permit un échange animé chargé parfois d’émotion selon les personnalités.En effet, l’assistance était très éclectique composées de responsables culturels du monde littéraire et théatral, de l’enseignement, d’étudiants de Sciences-Po dont le programme comporte cette page d’histoire, d’anciens combattants, de leurs veuves, de représentants associatifs issus des conflits antérieurs.
Parmi les personnalités participantes, la présence de M. Saïd Boudaoud, Ministre plénipotentiaire de l’ambassade d’Algérie à Paris fut particuliérement remarquée et appréciée.
Le reportage photographique a été assuré amicalement par Jean-Yves Jeudy membre du Comité d’entente.
La clôture de cette rencontre revint à M. Mahor Chiche, adjoint au maire, M. François Dagnaud, chargé de la mémoire et des relations avec le monde combattant. Il remercia l’assistance et les intervenants, rappelant l’intérêt d’organiser de tels événements qui contribuent à la transmission de la mémoire, un objectif concrétisé par cette journée et auquel la municipalité est très attachée.
Jean-Pierre LOUVEL

(Photos : Jean-Yves Jeudy)