Que vaut l’adaptation cinématographique du renversant “De nos frères blessés” de Joseph Andras

Hélier Cisterne déplace habilement vers l’intime le centre de gravité du fait divers historique mis en lumière par Joseph Andras.

Adapté du roman éponyme de Joseph Andras (2016), De nos frères blessés raconte l’histoire véritable de Fernand Iveton (Vincent Lacoste), pied-noir indépendantiste et ouvrier militant communiste, injustement condamné et guillotiné en février 1957 pour avoir placé une bombe destinée au sabotage de matériel dans un entrepôt désaffecté d’Alger.

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Documentaire théâtralisé sur l’Algérie

Roger Leroy un historien d’Allonnes a créé un documentaire théâtralisé qui sera interprété en première à la médiathèque Louise-Michel en mémoire des femmes et des hommes victimes de la guerre d’Algérie.

Roger Leroy avertit le public : « Ma production est engagée, elle dénonce le colonialisme, la guerre pour défendre les intérêts de quelques fortunes. Je souhaite m’adresser aux lycéens dont beaucoup ont certainement connu un grand-parent qui a été appelé en Algérie. »

La production de Roger Leroy est adaptée du livre de René Knégévitch « Quand il neigeait sur le djebel Amour » et de celui d’Henri Pouillot « L’Algérie nous y étions » des documents accessibles à la bibliothèque Louise-Michel.

Pendant une heure, Roger Leroy interprétera plusieurs tableaux dont un colon débarquant à Marseille avec femmes et enfants, un colon dont les aïeuls avaient été obligés de quitter l’Alsace Lorraine pour s’exiler en Algérie dans les années 1870.

Au cours de ce documentaire on apprendra qu’un appelé fut contraint pendant de longs mois d’assister aux tortures infligées aux militants de FNL. Pendant que défilent des photos d’époques, Patricia Imbert, dont ce sera une première, lira des textes des livres cités ci dessus.

De l’Algérie à la Normandie, le tragique destin du harki Bachir Rezigat

Emmanuel Macron a demandé pardon aux harkis, ces supplétifs de l’armée française de la guerre d’Algérie. Bachir est l’un d’entre eux. Il raconte son histoire dans l’Histoire.

C’est avec un sourire que nous accueille Bachir Rezigat à la terrasse d’un café de Louviers (Eure). Il se lève pour nous saluer, ce qui nous laisse tout le loisir d’apprécier l’élégance de sa tenue.

Tiré à quatre épingles dans son pantalon blanc et sa chemise de la même couleur, sur laquelle il a enfilé une veste de costume rayée, l’homme de 82 ans ressemble à une véritable gravure de mode.

Bachir est ce que l’on appelle un harki. Pendant la guerre d’Algérie (1954 – 1962), il choisit de rejoindre les rangs de l’armée française. Une évidence pour le jeune homme qu’il était alors.

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Avoir 20 ans dans l’OAS, le témoignage glaçant d’un membre du commando Delta

EXCLUSIF – Durant la guerre d’Algérie, Edmond Fraysse appartenait au bras armé de l’Organisation armée secrète: le commando Delta. Dans un livre choc à paraître et dont Le Figaro Magazine publie des extraits exclusifs, il raconte pourquoi et comment il a tué des combattants du FLN mais aussi des civils au nom de l’Algérie française.

OAS: trois lettres qui claquent comme une rafale. Le staccato d’une nostalgie. Celle de l’Algérie française. On a beaucoup écrit ou glosé sur cette organisation clandestine. À tort, à travers, et surtout à charge. Pour la première fois, voici le témoignage exclusif d’un homme qui l’a connue et vécue de l’intérieur. Edmond Fraysse (pseudonyme choisi dans la clandestinité) a tout juste 20 ans lorsqu’il rejoint le commando Delta, bras armé de l’OAS, à qui sont attribués plus de 1600 assassinats en 1961-1962.

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Le dialogue inédit entre Emmanuel Macron et les « petits-enfants » de la guerre d’Algérie

Le chef de l’Etat a reçu, jeudi, dix-huit jeunes gens issus de familles qui ont intimement vécu la guerre d’Algérie. « Le Monde » a pu assister à cette rencontre.

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Un invité s’est imposé sans bruit à ce déjeuner présidentiel : la souffrance. La souffrance d’appartenir à une histoire oublieuse, faite de non-dits, de dénis, de silences, de malentendus. Et de mensonges aussi. La souffrance de porter une mémoire lointaine qui brûle les âmes, génération après génération, depuis la fin de la guerre d’Algérie, en 1962.

Même Emmanuel Macron le concède : « J’étais frappé, durant ces dernières années, de voir à quel point l’histoire et les mémoires de la guerre d’Algérie étaient la matrice d’une grande partie de nos traumatismes. Il y a des souffrances qui ont été tues, et qui se sont construites comme étant irréconciliables. Or, je pense tout l’inverse. »

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