Nivillac. Ils racontent un « Retour en Algérie »

Novembre est le Mois du film documentaire qui en est à sa 20e édition. La médiathèque L@ Parenthèse et le cinéma La Couronne proposent Retour en Algérie les 8 et 9 novembre 2019.

A la médiathèque L@ Parenthèse, la semaine dernière, Gaëlle Beaussaron, la directrice, et Sébastien, collaborateur au cinéma La Couronne, accueillaient Pierre-Marie Prat, écrivain, et Emmanuel Audrain, cinéaste.

Et Gaëlle Beaussaron, d’expliquer leur présence : « Comme nous avions retenu collégialement, avec La Couronne et la médiathèque de Saint-Dolay, le thème Des droits de l’homme : (re)mis en question ?, il nous a semblé intéressant de débattre sur l’ordre et l’immoral. Pierre-Marie Prat, ancien pied-noir résidant à Nivillac, nous a orientés vers l’historienne Armelle Mabon , et Emmanuel Audrain, présent parmi nous, réalisateur de plus d’une douzaine de films dont le documentaire qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir Retour en Algéri ».

Pierre-Marie Prat a publié, voici deux ans, Voyez passer les orphelines (www.lignesdevie.com), histoire romancée sur la guerre en Algérie, pays qu’il a quitté en 1958 à l’âge de 10 ans.

« Mettre des mots sur les maux »

Armelle Mabon, de Lorient, a publié la bande dessinée Morts par la France : Thiaroye 1944. Elle raconte l’histoire de soldats sénégalais qui sont envoyés en bateau à Dakar en 1944, après avoir combattu pour la France, et qui vont se faire massacrer. Leur seul tort : avoir réclamé leur solde.

Emmanuel Audrain, résidant à Lorient, est un documentariste gravitant autour de deux univers : celui de la mer et celui tourné vers l’écoute et l’amitié. C’est de ce dernier que s’inspire son dernier film Retour en Algérie.

Et Emmanuel Audrain relate comment il en est arrivé là : « C’était à Guidel, lors d’une assemblée générale d’une association d’anciens d’Algérie. Quelqu’un a demandé à prendre le micro, mais lorsqu’il a celui-ci en mains, il s’est mis à pleurer, sans rien dire. C’est là que j’ai compris que je devais mettre des mots sur les maux, en essayant de dialoguer avec ces soldats, de libérer tant la parole que la mémoire enfouie, ou du moins de les accompagner psychologiquement ».

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