Un nouveau témoignage : Mahfoud Rzigat

Né le 2 décembre 1940 dans la région de Sétif, Mahfoud Rezigat arrive en France à 8 ans avec ses frères.
Malgré son jeune âge, il connaitra les rafles, les descentes de police, le camp du Larzac, le camp de Thol-Bourg-en-Bresse, les interrogatoires avec tentatives d’étouffement et privation de sommeil…
Il sera à Paris le 17 octobre 1961.
Aujourd’hui, Rahim Rezigat poursuit son travail sur les mémoires partagées dans le cadre des activités de l’association de promotion des cultures et du voyage, (apcv.org).

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Nouveau témoignage : Claude Decoster

Engagé Volontaire par Devancement d’Appel (EVDA), Claude Decoster s’engage dans la Marine le 19 août 1957. Il est affecté à l’école des commandos de fusiliers marins puis envoyé à la frontière marocaine où il subit beaucoup d’accrochages en tant que « voltigeur de pointe ». Après un an de combat, il sera affecté à la base sous-marine de Fréjus où il sera témoin des dégâts provoqués par l’explosion du barrage de Malpasset, une épreuve qui le marquera durablement…

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MUCEM : Benjamin Stora, l’engagement de l’homme, l’œuvre de l’historien

Autour de l’œuvre scientifique et militante de Benjamin Stora

Colloque international, de 9h30 à 18h30


Ce colloque international est organisé en l’honneur de l’historien Benjamin Stora. Éminent spécialiste de l’histoire coloniale et de l’immigration, il nous lègue un héritage d’envergure.

Cette journée réunira, autour de l’œuvre de l’historien, ses pairs et ses élèves, ses compagnons de route et les acteurs des champs académique, culturel et militant qui travaillent sur les sociétés postcoloniales. Cet événement permettra de rappeler les apports historiographiques et les avancées sociétales obtenus grâce aux travaux pionniers de Benjamin Stora, mais aussi de tracer les perspectives de recherches qui en sont les héritières.


Leçon de Benjamin Stora

Conférence, de 19h à 20h


Benjamin Stora reviendra, le temps d’une leçon, sur les enjeux de l’écriture de l’histoire et des retours de mémoire. Oscillant entre l’état de la discipline et les perspectives de recherches pour les années à venir, son propos permettra au plus grand nombre de saisir la portée de ses réflexions, mais aussi la richesse de son legs à l’histoire du fait colonial, de la guerre d’Algérie et de l’immigration.


Samira Brahmia

Concert, de 20h15 à 21h


Chanteuse franco-algérienne au répertoire pluriel, elle nous propose ce soir une ballade musicale qui nous emmène sur les deux rives de la Méditerranée.

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Parution de Historia (Avril 2018)

Guerre d’Algérie. Paroles de soldats

Deux millions d’appelés ont combattu en Algérie. À leur retour, la plupart se sont tus. Comment parler de leur expérience à leurs parents ou leurs grands-parents qui avaient déjà connu deux guerres mondiales ? Ou à des civils qui n’avaient pas pris la mesure de ce conflit ? Depuis une quinzaine d’années, encouragée par les historiens et des associations d’anciens combattants, leur parole se libère peu à peu. L’historien Tramor Quemeneur, ancien élève de Benjamin Stora, recueille depuis plus de vingt ans leurs témoignages. Historia en publie une sélection inédite, passée au filtre de la rigueur scientifique. Une immersion qui reflète toute la complexité de cette « guerre sans nom ».

« La guerre d’Algérie, guerre fratricide de populations cohabitant depuis plus de cent trente ans, guerre asymétrique opposant une armée conventionnelle à une autre pratiquant la guérilla, a donc constitué un conflit où tous les coups étaient permis, et tous les moyens utilisés. Est-ce à dire qu’il n’y a pas eu des traces d’humanité dans ce conflit ? » interroge Tramor Quemeneur.
La réponse est précisément dans ce numéro entièrement consacré à la guerre d’Algérie et à ceux qui y ont participé.

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