Nouveau témoignage : Claude Decoster

Engagé Volontaire par Devancement d’Appel (EVDA), Claude Decoster s’engage dans la Marine le 19 août 1957. Il est affecté à l’école des commandos de fusiliers marins puis envoyé à la frontière marocaine où il subit beaucoup d’accrochages en tant que « voltigeur de pointe ». Après un an de combat, il sera affecté à la base sous-marine de Fréjus où il sera témoin des dégâts provoqués par l’explosion du barrage de Malpasset, une épreuve qui le marquera durablement…

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MUCEM : Benjamin Stora, l’engagement de l’homme, l’œuvre de l’historien

Autour de l’œuvre scientifique et militante de Benjamin Stora

Colloque international, de 9h30 à 18h30


Ce colloque international est organisé en l’honneur de l’historien Benjamin Stora. Éminent spécialiste de l’histoire coloniale et de l’immigration, il nous lègue un héritage d’envergure.

Cette journée réunira, autour de l’œuvre de l’historien, ses pairs et ses élèves, ses compagnons de route et les acteurs des champs académique, culturel et militant qui travaillent sur les sociétés postcoloniales. Cet événement permettra de rappeler les apports historiographiques et les avancées sociétales obtenus grâce aux travaux pionniers de Benjamin Stora, mais aussi de tracer les perspectives de recherches qui en sont les héritières.


Leçon de Benjamin Stora

Conférence, de 19h à 20h


Benjamin Stora reviendra, le temps d’une leçon, sur les enjeux de l’écriture de l’histoire et des retours de mémoire. Oscillant entre l’état de la discipline et les perspectives de recherches pour les années à venir, son propos permettra au plus grand nombre de saisir la portée de ses réflexions, mais aussi la richesse de son legs à l’histoire du fait colonial, de la guerre d’Algérie et de l’immigration.


Samira Brahmia

Concert, de 20h15 à 21h


Chanteuse franco-algérienne au répertoire pluriel, elle nous propose ce soir une ballade musicale qui nous emmène sur les deux rives de la Méditerranée.

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Parution de Historia (Avril 2018)

Guerre d’Algérie. Paroles de soldats

Deux millions d’appelés ont combattu en Algérie. À leur retour, la plupart se sont tus. Comment parler de leur expérience à leurs parents ou leurs grands-parents qui avaient déjà connu deux guerres mondiales ? Ou à des civils qui n’avaient pas pris la mesure de ce conflit ? Depuis une quinzaine d’années, encouragée par les historiens et des associations d’anciens combattants, leur parole se libère peu à peu. L’historien Tramor Quemeneur, ancien élève de Benjamin Stora, recueille depuis plus de vingt ans leurs témoignages. Historia en publie une sélection inédite, passée au filtre de la rigueur scientifique. Une immersion qui reflète toute la complexité de cette « guerre sans nom ».

« La guerre d’Algérie, guerre fratricide de populations cohabitant depuis plus de cent trente ans, guerre asymétrique opposant une armée conventionnelle à une autre pratiquant la guérilla, a donc constitué un conflit où tous les coups étaient permis, et tous les moyens utilisés. Est-ce à dire qu’il n’y a pas eu des traces d’humanité dans ce conflit ? » interroge Tramor Quemeneur.
La réponse est précisément dans ce numéro entièrement consacré à la guerre d’Algérie et à ceux qui y ont participé.

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Disparition de Gilbert Meynier, « passeur » de l’histoire algérienne

AFP PHOTO / Boyan Topaloff

Peu médiatisé, l’historien laisse derrière lui une impressionnante œuvre sur l’Algérie, un pays auquel il a consacré plus de quarante ans de recherches.
Malgré la fatigue, il avait tenu à être présent à Vaulx-en-Velin, en octobre, pour la journée d’hommage aux Algériens tués le 17 octobre 1961 à Paris lors d’une manifestation réprimée par la police française. L’historien Gilbert Meynier est mort, mercredi 13 décembre, à l’âge de 75 ans. Il laisse derrière lui une impressionnante œuvre sur l’histoire de l’Algérie, à laquelle il a consacré plus de quarante ans de recherches.

Né en 1942 à Lyon, père de trois enfants – Hélène, Pierre-Antoine et Jean-Luc –, marié à la militante des droits de l’homme Pierrette Meynier, il était professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Nancy-II depuis 2002. L’historien Benjamin Stora a été l’un des premiers à annoncer son décès sur les réseaux sociaux et à lui rendre hommage. « Un très grand historien de l’Algérie contemporaine », « un homme érudit, méticuleux », salue-t-il. « Un humaniste dont la vie se confond avec l’histoire de l’Algérie », pour son ami et universitaire algérien Tahar Khalfoune.

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Retour sur le colloque « La Guerre d’Algérie au cinéma »

«Transmettre la Mémoire» un objectif constant que l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie s’emploie à développer depuis sa création officielle en 2008. Au cours de ses dernières années les cinq associations d’anciens combattants regroupant prés de 10 000 membres ont à leur actif un Festival des Images, deux Forums des Ecrivains, de multiples témoignages, des expositions, des conférences, développant un site internet ephmga.com et une lettre d’informations.

Le 5 octobre l’auditorium et le foyer de l’Hôtel de Ville de Paris accueillaient tout au long de la journée prés de 400 personnes qui ont participé à l’ensemble du programme. Un important travail fut mené en amont afin de contacter dans un premier temps des intervenants conciliant « plume et pellicule » et en veillant à observer une pluralité et un équilibre dans les sujets

Parmi les participants les représentants de l’ONAC, du Ministère de la Défense, de L’AMPROMEVO , des professeurs accompagnés de leurs élèves comme ceux de terminale du lycée Richelieu de Rueil, des réalisateurs, les anciens combattants et des représentants d’associations diverses liées à la mémoire , à noter la présence de nombreux thésards portables sur les genoux

De par leur personnalité, le thème abordé, la qualité de leur prestation chaque intervenant a su capter l’attention d’un auditoire omniprésent. Le programme était ambitieux, peut-être trop car le temps passa très vite écourtant d’autant le dialogue avec le public. (Détail imprévu, une interruption dans le cadre d’un exercice d’évacuation de la Mairie). Tout au long de ce colloque si la production d’œuvres cinématographiques française apparaissait importante bien que relative, la comparaison avec des réalisations étrangères faisait ressortir quelques lacunes : le réalisme ou non des scènes, la mise en scène parfois édulcorée, la frilosité des thèmes .Les intervenants et le public ont pu déplorer l’absence de diffusion en France de films algériens pouvant apporter ainsi une vision parallèle des événements, ainsi que la censure dans la diffusion de certaines œuvres sans doute « dérangeantes » voire leur disparition étonnante des écrans ou l’indifférence de la population de cette guerre qui n’osait dire son nom.

Cette journée a permis de se souvenir, de redécouvrir voire de découvrir pour certains la richesse d’un patrimoine cinématographique très divers dans son expression. A travers chaque film, de par les situations et les dialogues, grâce au jeu des acteurs, les anciens combattants que nous sommes y trouvent la traduction imagée certes partielle de ce que fut le long et douloureux épisode de leur jeunesse. Ce morceau de vie ils tiennent à le léguer aux jeunes générations, tel est l’enjeu que ce donne notre association.

Jean Cocteau déclarait : « Le cinéma c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière ».

L’EPHMGA a fait sienne cette citation en espérant contribuer à la transmission de la Mémoire.

« Demain se nourrit du passé et du présent, la jeunesse est porteuse d’espoir et respectueuse de la Mémoire, faisons lui confiance ».

Jean-Pierre LOUVEL, Président de l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie

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