Forum des écrivains (2012)

EVÉNÉMENT 50e ANNIVERSAIRE DU CESSEZ-LE-FEU EN ALGÉRIE

GUERRE D’ALGÉRIE : FORUM DES ÉCRIVAINS
DU 26 AU 28 OCTOBRE 2012 À LA MAIRIE DU Ve ARRDT
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RETOUR SUR LE FORUM DES ÉCRIVAINS

Le premier forum des historiens et écrivains sur la guerre d’Algérie organisé par l’EPHMGA fera date.
Il en appelle d’autres.

Bientôt va s’achever cette année du cinquantenaire de la fin des combats en Algérie. Peu de manifestations officielles, mais plus nombreuses ont été les rencontres entre les anciens combattants et les Parisiens. Nous y avons retrouvé la marque, indélébile et souvent conflictuelle, des évènements que nous avons vécus, mais nous avons aussi ressenti l’esquisse, encore fragile, d’un changement dans notre manière de les apprécier. Au delà des frustrations et des chagrins, il semble aujourd’hui envisageable de réfléchir à un autre avenir, à d’autres relations, même si, des deux côtés de la Méditerranée, on a une lecture différente de l’Histoire.
Autre constat, le grand désir d’information du public, même s’il est différent selon les générations. Au Forum des Écrivains, qui s’est tenu fin octobre à la Mairie du 5e, un très nombreux public – toujours curieux et passionné, est venu rencontrer ces auteurs qui ont travaillé et écrit sur la Guerre d’Algérie, (ils étaient plus de cent cinquante grâce aux éditions de l’Harmattan) et participer aux cinq tables rondes organisées par l’EPHMGA.

Que nous reste-t-il à apprendre sur cette guerre? Quel a été le vécu de l’armée française? De ceux d’en face ? Comment enseigne-t-on cette Histoire ? Quelle fut la vie des parisiens pendant ces 7 ans ? Et les harkis ? Les rapatriés ? Et la torture, les terrorismes ? Pour répondre à ces questions, encore si passionnelles, nos invités, historiens et enseignants, nous ont fait partager les résultats de longues années d’étude. Parfois, ils sont arrivés à des conclusions différentes sur les mêmes évènements. Sans rien cacher de leurs incertitudes, ils ont pu faire comprendre au public que l’Histoire s’écrivait avec des mémoires contradictoires. Sans négliger l’ambigüité des projets et des attitudes des acteurs, politiques et militaires, de ces moments d’Histoire.

Tout comme le Forum des Images qui s’était tenu aux Halles en janvier 2012, cette rencontre nous a aussi confirmé que nous ne savions pas tout, qu’il n’y avait pas une Mémoire unique, mais que, grâce aux historiens et aux enseignants, nous saurions mieux transmettre aux jeunes générations une relation, la plus exacte possible, des évènements vécus par leurs pères, il y a cinquante ans. Ces chercheurs, ces experts seront à nos côtés à un autre grand rendez-vous: l’Exposition «Paris en guerre d’Algérie », en décembre et janvier prochain, réfectoire des Cordeliers, 17, rue de l’école de médecine (Métro Odéon). Elle se propose de montrer les répercussions de la guerre d’Algérie sur l’espace parisien et ses habitants. Elle s’appuiera sur quelques 300 documents dont une cinquantaine d’originaux. Venez nombreux.

Jean Pierre Farkas

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