Historique

2004/2007

Novembre 2004
La FNACA formule le souhait de voir réalisé à Paris un Espace consacré à la transmission de la mémoire de la guerre d’Algérie. Son principe est accepté et soutenu par Mme Anne Hidalgo, représentant le Maire de Paris.

Printemps 2006
Le projet est présenté à tous les présidents de groupes politiques de l’Hôtel de Ville de Paris qui approuvent et soutiennent la démarche.

22 juin 2006
Sous la présidence de Mme Odette Christienne, adjointe au maire de Paris chargée de la Mémoire, des Anciens Combattants et des Archives, le projet est présenté aux cinq associations d’anciens combattants de Paris concernées par la guerre d’Algérie (ACPG-CATM, ARAC, FNACA, UDAC-PARIS, UNC) qui s’engagent à collaborer.

2007
Mise en place d’un comité de pilotage : réflexions sur les aspects juridiques, financiers et matériels du projet ; élaboration des statuts ; naissance d’une association type loi de 1901.

2008

24 janvier 2008
Adoption du projet de statuts par les membres du comité de pilotage ; choix du siège (mairie du 11e ardt) et nomination des membres du bureau de l’association. (Voir annexes)

27 mars 2008
Réunion des membres de l’association : information au sujet de la nomination de Mme Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris, en charge de la Mémoire et du Monde Combattant ; élaboration d’un communiqué en direction des élus parisiens, des groupes politiques et des organismes représentant le monde combattant.

22 mai 2008
Réflexions sur l’organisation d’un colloque en 2009 sous la présidence de la Mairie de Paris. Rencontre à ce sujet avec Mme Catherine Vieu-Charier.

11 décembre 2008
L’assemblée générale de l’association ratifie la date du colloque fixé au 19 mai 2009 à l’auditorium de l’Hôtel de Ville.
Création du site internet de l’association.

2009

Janvier, février, mars 2009
Captation des premiers témoignages des anciens combattants de la guerre d’Algérie, filmés et mis en ligne sur notre site internet.

Avril 2009
Elaboration et diffusion du Bulletin d’Information et de liaison N°1 annonçant le colloque et la création de notre association.

19 mai 2009
Colloque « Paris et la Guerre d’Algérie, une mémoire partagée », organisé par l’EPHMGA à l’Hôtel de Ville de Paris sous le patronage de la Mairie de Paris, de l’Office Départemental des Anciens Combattants et de l’INA, réunissant autour des acteurs-témoins du conflit, des historiens, des enseignants, des étudiants, des journalistes, en tout plus de 200 personnes.

24 septembre 2009
Bilan du colloque, décisions de publication des actes.
Réalisation d’un bulletin de commande imprimé à destination des participants au colloque.
Mise en place d’un Conseil scientifique.

2010

Avril 2010
Rédaction et diffusion des Actes du Colloque accessibles via internet et en version papier

Mai 2010
Parution et diffusion du Bulletin d’Information et de liaison N°2 .

Octobre 2010
Organisation d’un festival consacré à la guerre d’Algérie au cinéma Le Chaplin, Paris 15e.

Novembre 2010
Création et première réunion du Conseil Scientifique.

2011
Réunions préparatoires aux trois projets de 2012

Février 2011
Parution et diffusion du Bulletin d’Information et de liaison N°3.

20 décembre 2011
Conférence de presse pour présenter les trois événements liés au 50e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.

Décembre 2011
Parution et diffusion du Bulletin d’Information et de liaison N°4, annonçant le Festival de janvier 2012

2012

Janvier 2012
19, 20 et 24 janvier : participation d’élèves de 3e et de terminales aux ateliers pédagogiques du Forum des Images
Soirée spéciale le 19 janvier 2012 : carte blanche à l’EPHMGA, réservée aux anciens combattants.
Participation au Festival « Guerre d’Algérie, Images et représentations » au Forum des Images du 24 janvier au 2 février 2012.

Septembre 2012
Parution et diffusion du Bulletin d’Informations et de liaison N°5 annonçant le Forum des écrivains et l’exposition « Paris en guerre d’Algérie » au réfectoire des Cordeliers.

Octobre 2012
Forum des Ecrivains organisé avec l’Harmattan éditeur-diffuseur du 26 au 28 octobre 2012 à la mairie du Ve arrdt de Paris avec la participation des partenaires de l’association.

Décembre 2012 / janvier 2013
Exposition « Paris en guerre d’Algérie » au Réfectoire des Cordeliers du 3 décembre 2012 au 11 janvier 2013 sous l’égide de la mairie de Paris, organisée par le comité d’Histoire de la ville de Paris.

2013-1015

– Parution des actes des tables rondes du Forum des Écrivains 2012, sous le titre « Il n’y a pas une mémoire, mais des mémoires », parus aux éditions L’Harmattan

– Captation de témoignages.

– Organisation du deuxième Forum des écrivains en 2015

L’EPHMGA, une garantie de transmission de la mémoire et une source d’histoire de la guerre d’Algérie
par Mme Odette Christienne, Conseillère de Paris, Déléguée du Maire de Paris Correspondant-Défense

« La société », écrit Balzac, « procède comme l’océan, elle reprend son niveau, son allure après un désastre, et efface les traces par le mouvement de ses intérêts dévorants ». Une telle infortune ne doit pas être celle de la guerre d’Algérie. Pour cela, le rôle de l’EPHMGA sera fondamental.

C’est un devoir de tout républicain de réaffirmer l’exigence du souvenir et de la transmission, même si l’histoire est tragique et si elle doit rappeler les blessures. Chaque citoyen a un devoir de reconnaissance envers les anciens combattants, anciens militaires et appelés du contingent, jeunes retirés à leurs occupations professionnelles ou de leurs études pour engager leurs vies lors de missions confiées par la nation.

J’ai eu l’honneur pendant sept années de côtoyer avec le plus vif attachement les associations d’anciens combattants, ce qui me permet d’évoquer ma perception de la genèse de l’EPHMGA.

Les associations d’anciens combattants d’Algérie jouent tout leur rôle pour la défense des intérêts matériels et pour l’aide morale indispensable à leurs adhérents et à leurs familles, mais elles ont aussi beaucoup oeuvré pour que la mémoire de leurs compagnons disparus soit pérennisée par différentes réalisations.

Chacun se souvient, en particulier, du monument édifié, à leur demande, au cimetière du Père Lachaise par la mairie de Paris, hommage aux 750 jeunes parisiens morts en Algérie et inauguré en 2003 par Bertrand Delanoë, et de la stèle dédiée aux harkis à Château Rouge. Je n’énumérerai pas les réalisations, les cérémonies commémoratives portées par les sections parisiennes des associations, la liste serait trop longue. Mais, dès 2004, il est apparu aux anciens d’Algérie que les manifestations aussi fructueuses, aussi indispensables qu’elles soient, ne sauraient suffire à la transmission de leur histoire et je partageais ce point de vue.

Ce ne fut d’ailleurs pas lors de rencontres formelles, mais lors d’entretiens fortuits que, dès 2005, me fut révélée la volonté partagée des associations de dépasser leurs clivages et de construire, ensemble, un support pour la transmission de leur mémoire. Il était édifiant pour moi de les entendre dans leurs différences car comme l’a dit Jacques Floch « Les mémoires doivent être croisées sans qu’aucune ne soit déniée ». Comment ne pas les soutenir ? D’autant plus que, par ailleurs, des sollicitations mettant en évidence des besoins d’information, demandes telles que celle d’une étudiante, petite fille de pieds-noirs, démunie devant un exposé à construire qui me dit : « Je n’ai eu qu’une version de la guerre d’Algérie, celle de mes grands parents et j’aimerais découvrir ce que l’on ne m’a pas appris à l’école ».

Aussi, mon émotion fut forte lorsque honorée par leur confiance, je présidai la première rencontre des représentants des diverses associations parisiennes ACPG-CATM, ARAC, FNACA, UDAC, UNC, le 22 juin 2006 à l’Hôtel de Ville et vis un consensus se dégager et leur détermination, malgré la parfaite conscience des difficultés de tous ordres qu’ils devraient affronter pour faire aboutir un projet ambitieux et noble : la création d’un centre nécessaire pour la recherche et l’écriture de l’histoire de la guerre d’Algérie.

La première étape ce jour là fut la décision de mettre en place un comité de pilotage, volonté confirmée lors de la réunion suivante, le 12 octobre 2006 à la mairie du XIe arrondissement, les membres ayant été, à leur demande, convoqués par mes soins.

J’ai assisté en observatrice, comme je l’avais promis, à cette réunion très forte en débats et contenus. Dès cette date fut envisagée la création d’un conseil scientifique, indispensable pour guider le travail de recollement des archives ainsi que leur exploitation. Ce jour là, le projet était lancé.

Lors d’une troisième réunion, le 24 mai 2007, une décision importante fut prise : la création d’une association type loi 1901 ainsi que la programmation d’un colloque de lancement.

Nous savons la somme de travail, l’énergie dépensée pour développer cet espace. Je dirais seulement combien j’ai été impressionnée par la qualité du colloque du 19 mai 2009, courageusement organisé et combien je me réjouis de cette réussite qui, pour reprendre les paroles de Jean-Pierre Louvel, fut le « baptême de l’EPHMGA ». Ce premier journal en sera l’acte le confirmant. Je souhaite que ce travail porteur de mémoire de tous les anciens combattants d’Algérie se poursuive malgré les difficultés à la hauteur de l’enjeu et je veux aussi leur dire mon fidèle attachement. ?

ODETTE CHRISTIENNE
Conseillère de Paris
Déléguée du Maire de Paris
Correspondant-Défense

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