Qui héritera des archives coloniales de l’Algérie ?

Les archives de l’Algérie coloniale, conservées à Aix-en-Provence font l’objet de demandes répétées de rétrocession, un débat très « politique ».

Durant le processus d’indépendance de l’Algérie débuté avec le référendum de 1961, puis les Accords d’Évian, le gouvernement français a rapatrié des centaines de tonnes d’archives, dites « de souveraineté », provenant du gouvernement général d’Algérie, des préfectures et des sous-préfectures, des rapports administratifs, de police, des notes de renseignement, etc. Tandis que les archives dites « de gestion », sont laissées en Algérie au bénéfice du nouvel État Algérien. Quatre ans plus tard, en 1966, le premier bâtiment des archives nationales d’Outre-Mer est inauguré à Aix-en-Provence. C’est le premier service d’archives nationales décentralisé en France, il a pour objectif de conserver l’ensemble des documents portant sur les anciennes colonies françaises.

Une mission diplomatique

Cet été, Emmanuel Macron a confié à l’historien Benjamin Stora, spécialiste de l’histoire de l’Algérie une mission sur« la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie » pour « favoriser la réconciliation entre les peuples français et algériens ». Une mission destinée à « dresser un état des lieux juste et précis du chemin accompli en France ». Le rapport devait être remis à la fin de l’année 2020, puis en janvier, mais aucune date n’est encore fixée.

LIRE LA SUITE

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*