Quand la France testait des armes chimiques en Algérie

Jusqu’en 1978, seize ans après l’indépendance, les essais ont continué sur une base secrète dans le Sahara. Comme l’avait révélé « le Nouvel Observateur » en 1997.
Par Vincent Jauvert

Publié le 31 janvier 2021 à 08h00

Le nom : B2-Namous. Le lieu : un gigantesque polygone de plusieurs milliers de kilomètres carrés dans le nord du Sahara. Là, les militaires français sont restés après 1962, sous l’uniforme puis sous couverture civile, avec l’autorisation des plus hauts responsables algériens. Ce secret d’Etat avait été révélé en octobre 1997 dans « le Nouvel Observateur », au terme d’une longue enquête de Vincent Jauvert. A l’occasion de notre dossier sur « Nos mémoires d’Algérie », nous republions cet article.

C’était le plus vaste centre d’expérimentation d’armes chimiques au monde. Russie exceptée. Un polygone d’essai, comme disent les spécialistes, de 100 kilomètres de long sur 60 de large. Cette base ultrasecrète (nom de code : B2-Namous) était contrôlée par l’armée française et se situait dans le nord du Sahara, près de la ville de Beni-Wenif, en Algérie. Là, les militaires français ont mené, sous leur uniforme puis sous couverture civile, des expériences jusqu’en 1978. A B2-Namous, ils ont testé des grenades, des mines, des obus, des bombes et même des missiles, tous porteurs de munitions chimiques. Ce secret d’Etat bien gardé et révélé ici a donc tenu, fait rarissime, pendant des… LIRE LA SUITE

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