17 octobre 1961: quelles traces reste-t-il du massacre des Algériens à Paris?

Le traditionnel «Salut, c’est Thomas Rozec» par lequel est introduit chaque épisode de Programme B sonne différemment. Il est plus froid qu’à l’accoutumée. Et pour cause, il est immédiatement suivi de cette phrase: «En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon.» Publiée dans Le Monde par le militant politique Jean-Luc Einaudi en mai 1998, cette phrase est aussi le début d’une quête historique que met en lumière la série de podcasts imaginée par Tristan Thil, Ici on noie les Algériens, les archives oubliées du 17 octobre 1961.

Des archives et des voix
Grâce aux nombreux entretiens menés par Jean-Luc Einaudi au cours de sa vie, Tristan Thil remonte le fil des événements du 17 octobre 1961. Alors que les accords d’Évian ne seront signés que dans six mois et que la guerre d’Algérie fait encore rage, les attentats commis contre des policiers par le FLN se multiplient. À Paris, la tension monte tellement que le préfet de police Maurice Papon fait instaurer un couvre-feu et des interdictions visant uniquement les «Français musulmans d’Algérie». Face à cette décision, de nombreux Algériens décident de se réunir à Paris pour manifester pacifiquement contre ces restrictions discriminatoires et les nombreux contrôles au faciès dont ils sont l’objet.

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