Retour sur le colloque « La Guerre d’Algérie au cinéma »

«Transmettre la Mémoire» un objectif constant que l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie s’emploie à développer depuis sa création officielle en 2008. Au cours de ses dernières années les cinq associations d’anciens combattants regroupant prés de 10 000 membres ont à leur actif un Festival des Images, deux Forums des Ecrivains, de multiples témoignages, des expositions, des conférences, développant un site internet ephmga.com et une lettre d’informations.

Le 5 octobre l’auditorium et le foyer de l’Hôtel de Ville de Paris accueillaient tout au long de la journée prés de 400 personnes qui ont participé à l’ensemble du programme. Un important travail fut mené en amont afin de contacter dans un premier temps des intervenants conciliant « plume et pellicule » et en veillant à observer une pluralité et un équilibre dans les sujets

Parmi les participants les représentants de l’ONAC, du Ministère de la Défense, de L’AMPROMEVO , des professeurs accompagnés de leurs élèves comme ceux de terminale du lycée Richelieu de Rueil, des réalisateurs, les anciens combattants et des représentants d’associations diverses liées à la mémoire , à noter la présence de nombreux thésards portables sur les genoux

De par leur personnalité, le thème abordé, la qualité de leur prestation chaque intervenant a su capter l’attention d’un auditoire omniprésent. Le programme était ambitieux, peut-être trop car le temps passa très vite écourtant d’autant le dialogue avec le public. (Détail imprévu, une interruption dans le cadre d’un exercice d’évacuation de la Mairie). Tout au long de ce colloque si la production d’œuvres cinématographiques française apparaissait importante bien que relative, la comparaison avec des réalisations étrangères faisait ressortir quelques lacunes : le réalisme ou non des scènes, la mise en scène parfois édulcorée, la frilosité des thèmes .Les intervenants et le public ont pu déplorer l’absence de diffusion en France de films algériens pouvant apporter ainsi une vision parallèle des événements, ainsi que la censure dans la diffusion de certaines œuvres sans doute « dérangeantes » voire leur disparition étonnante des écrans ou l’indifférence de la population de cette guerre qui n’osait dire son nom.

Cette journée a permis de se souvenir, de redécouvrir voire de découvrir pour certains la richesse d’un patrimoine cinématographique très divers dans son expression. A travers chaque film, de par les situations et les dialogues, grâce au jeu des acteurs, les anciens combattants que nous sommes y trouvent la traduction imagée certes partielle de ce que fut le long et douloureux épisode de leur jeunesse. Ce morceau de vie ils tiennent à le léguer aux jeunes générations, tel est l’enjeu que ce donne notre association.

Jean Cocteau déclarait : « Le cinéma c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière ».

L’EPHMGA a fait sienne cette citation en espérant contribuer à la transmission de la Mémoire.

« Demain se nourrit du passé et du présent, la jeunesse est porteuse d’espoir et respectueuse de la Mémoire, faisons lui confiance ».

Jean-Pierre LOUVEL, Président de l’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie

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