Du manuscrit à la publication : « Le trident d’argent », une aventure

Le dire et le faire ne se mesurent pas que dans l’écart qui inscrit la parole dans l’acte, mais aussi par le message envoyé qui a atteint ou pas son destinataire dans l’interprétation qui lui sera donnée. Un livre, une histoire pour que l’aventure de la vie puisse continuer.

Un jour, un destin… Je me dis que j’aurais pu faire mieux. Ecrire sur la guerre d’Algérie. Comment je l’ai vécue, comment j’ai pu quitté ma terre natale. Je n’y suis pas encore prête.

Alors, les mécanismes imaginaires, ceux qui défont les chaînes du silence, de l’angoisse parfois, m’ont poussé à créer des personnages, à revisiter des endroits de l’Hexagone que j’ai aimés. Les imbriquer tel un puzzle, de manière que le lecteur du « Le trident d’argent » participe à l’enquête du commandant Jo Masso, aidé, officieusement par son ami journaliste Jeff Candrone.

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Requiem pour une République : un polar noir et palpitant de Thomas Cantaloube

Pour son premier roman qui parait dans la prestigieuse Série Noire, le journaliste Thomas Cantaloube propose un récit haletant dans un Paris trouble, sur fond de Guerre d’Algérie, avec une IVe république qui vit ses dernières heures.

En septembre 1959, un assassinat sanglant en plein Paris met la Police et la presse dans tous ses états. Un avocat algérien, en lien avec FLN est assassiné avec toute sa famille. Dans l’ombre, le préfet Papon et le sinistre Deogratias tirent les ficelles, mais c’est sans compter sur la perspicacité d’un jeune flic, l’acharnement d’un ancien collabo manchot avide de vengeance et la détermination d’un ancien résistant corse devenu convoyeur de drogue et d’anisette. Ces trois personnages au destin diamétralement opposé vont se retrouver bien malgré eux dans une intrigue à enjeux multiples avec au centre une manipulation politique dont personne ne pourrait ressortir indemne.

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Témoignage devant les élèves de M. Jean-Pierre Louvel, président de l’EPHMGA

Depuis 2017, l’ONACVG a lancé le programme Histoire et mémoires de la guerre d’Algérie. Dans ce cadre-là, l’Office organise des séances de témoignages d’anciens acteurs et témoins de ce conflit en classe, partout sur le territoire.

Contact : contact.hmga@onacvg.fr

Disparition de Roger Fichtenberg, président d’honneur de notre association

DÉCÈS DE ROGER FICHTENBERG – L’HOMMAGE DU 11e ARRONDISSEMENT

C’est avec profonde émotion et une immense tristesse que nous avons appris le décès de Roger FICHTENBERG, figure de la Résistance, survenu le 22
septembre 2019, à l’âge de 97 ans.
C’est une figure incontournable et attachante du 11e arrondissement qui disparaît.
Né le 20 octobre 1921, Roger FICHTENBERG était un enfant du 11e arrondissement ; il y passa toute sa jeunesse et la majeure partie de sa scolarité.
L’invasion allemande, commencée en mai 1940, marqua pour lui la fin de l’insouciance.
Elle poussa les FICHTENBERG à prendre le chemin de l’exode. Ils trouvèrent refuge à Lapalisse, près de Vichy. Un an plus tard, en mai 1941, Roger rejoignit les EIF – les
Éclaireurs Israélites de France.
En août 1942, à la suite des premières grandes rafles de la zone libre, il fonda avec plusieurs de ses camarades la « Sixième », la branche clandestine des EIF. Roger
FICHTENBERG entra alors en clandestinité, sous le nom de Jaguar : son totem chez les scouts.
Envoyé à Moissac, il multiplia les opérations de sauvetage pour sauver tous ceux qui avaient à craindre une arrestation. Il cacha de nombreux jeunes et leur fabriqua de faux papiers, avant de les convoyer vers la Suisse ou l’Espagne. Il fut, notamment, chargé en décembre 1943 de disperser les soixante-trois jeunes de la maison des EIF à La Grave.
En mars 1944, il s’engagea dans l’Armée Secrète ; en mai, il fut affecté à l’État-major des FFI – les Forces Françaises de l’Intérieur – du Lot-et-Garonne. Et c’est en qualité de Sous-lieutenant que Roger participa à la libération d’Agen. Le 19 août 1944, il y occupa la préfecture. Nommé adjoint au Commandant de la Prévôté militaire du Lot-et-Garonne, il prit les premières mesures de maintien de l’ordre et de rétablissement des libertés républicaines.
Une fois démobilisé, Roger travailla, six mois, au Ministère des Prisonniers, Déportés et
Réfugiés, avant de rejoindre le COJASOR – le Comité Juif d’Action Sociale et de
Reconstruction. Pendant plus de cinq ans, il mettra toutes ses compétences et son énergie pour venir en aide aux rescapés des camps de la mort.
Son engagement au service des autres le conduisit logiquement à la politique. Il adhéra, en 1954, au Parti Radical Socialiste, puis, en 1973, au MRG – le Mouvement des Radicaux de Gauche. Au sein de ce mouvement, il deviendra membre du Comité Directeur et du Bureau National. Là, il y côtoya, notamment, Pierre Mendes-France, Gaston Monnerville ou encore Michel Crépeau.
Son engagement politique le conduira à exercer des fonctions électives. Il fût élu, de 1983 à 1995, Conseiller du 11e arrondissement, mais aussi Conseiller Régional d’Île-de-
France, de 1986 à 1992, puis de 1997 à 1998.
En parallèle de ces fonctions, Roger FICHTENBERG était également très attaché à la transmission de la mémoire, et c’est à cette mission qu’il s’est attaché durant la dernière
partie de sa vie. Il présida en ce sens, et ce depuis 1978, l’UACVG du XIe – l’Union des Associations d’Anciens Combattants et Victimes de Guerre – et fut membre du Conseil Départemental de l’ONAC – l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre. En cette qualité, il organisa, toujours avec soin, et présida sans jamais faillir, les cérémonies mémorielles du 11e arrondissement, et ce jusqu’à il y encore quelques mois. En militant de la mémoire, il s’est également investi auprès des plus jeunes pour la transmission de la mémoire de la Shoah et de la Résistance et intervenait ainsi régulièrement, avec enthousiasme, dans les écoles et lycées du 11e arrondissement, marquant par ses récits et sa personnalité hors du commun de nombreux élèves. Il laisse un livre, Journal d’un résistant juif dans le sud-ouest, et de nombreux témoignages
filmés de son histoire. Titulaire de la Croix du Combattant Volontaire et de la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance, son engagement lui valut d’être également élevé au rang de Chevalier des Palmes Académiques et d’Officier de la Légion d’Honneur. Il a été également décoré de la médaille de Grand Vermeil de la Ville de Paris. François Vauglin, Maire du 11e arrondissement, et l’ensemble des élus du conseil d’arrondissement, adressent leurs sincères condoléances à sa famille et ses proches.

Afin de saluer sa mémoire et comme il l’avait souhaité avant de partir, une cérémonie sera organisée le mercredi 25 septembre à 14h devant le monument aux morts de la mairie du 11e arrondissement. Elle sera suivie de son inhumation au cimetière de Bagneux à 16h.