« Le Bailleur de Relizane » aux édition stock

La journaliste et romancière Olivia Elkaïm s’est vue attribuer, mardi 9 mars, par huit voix sur onze, le prix du Livre à Metz

Prix Marguerite-Puhl-Demange pour « Le tailleur de Rélizane ». 

Un récit qui retrace l’exil de ses grand parent , Marcel et Viviane et sa fuite d’Algérie vers la France où ils seront considérés comme des « moins que rien ».

Relizane, pendant la guerre d’Algérie. Lorsqu’en pleine nuit, on frappe à la porte, Marcel, le grand-père d’Olivia Elkaim, craint pour sa vie et celles de sa femme et de leurs deux enfants. On lui enfile une cagoule sur la tête, il est jeté dans un camion et emmené dans le désert. Va-t-il être condamné à mort ou gracié ?

Il revient sain et sauf à Relizane trois jours plus tard, et ses proches se demandent quel est le secret de ce sauf-conduit. A quoi a-t-il collaboré ? Quels gages a-t-il donné et à qui ? Viviane, son épouse, ses frères, sa mère, ses voisins, tous questionnent le tailleur juif. Mais il garde le silence. Quand un jeune apprenti arabe se présente devant son échoppe, Marcel comprend que tôt ou tard, il lui faudra quitter son pays natal.

Après ce début d’une folle intensité romanesque, Olivia Elkaim retrace l’histoire de sa famille, l’exil des siens, leur arrachement à cette terre africaine, et leur fuite chaotique vers une France où rien ne les attend – ni confort, ni sympathie, ni même aucune aide administrative.

Ces valeureux que le soleil caressait il y a peu, deviennent des réprouvés qui ne connaîtront que l’ombre d’une cave humide à Angers. Les grands-parents d’Olivia Elkaim, Viviane et Marcel, sont deux magnifiques personnages, entre Albert Cohen et Anna Magnani, qui ne cesseront de rêver d’échapper à cette triste France.

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Lot-et-Garonne. Un lycéen réalise un film sur la guerre, à voir à Marmande
Le film « Raconte-moi ta guerre » sera diffusé au cinéma le Plaza de Marmande jeudi 17 juin 2021. Il a interrogé des témoins de la guerre

Bryan Dietz est un lycéen de Sainte-Livrade qui vient de sortir un film,  » Raconte-moi ta guerre «  qui sera projeté au cinéma le Plaza de Marmande ce jeudi 17 Juin à 15h.

Ce film de 28 minutes compile 7 témoignages de la 2nde Guerre Mondiale:

4 résistants
une veuve de résistant-déporté
un prisonnier de guerre
un ancien d’Algérie qui raconte l’arrivée des allemands lorsqu’il était enfant.
« Je voulais faire quelque chose pour intéresser les jeunes mais aussi aussi rassurer les anciens, leur mémoire sera conservée »

Bryan Dietz

Raphaël Confiant : « La majorité des Antillais a fait la guerre d’Algérie sans état d’âme »

Dans « Du Morne-des-Esses au Djebel », l’essayiste martiniquais évoque la trajectoire d’appelés antillais qui rejoignirent le FLN. Une occasion de l’interroger sur la colonisation, le mouvement décolonial et Frantz Fanon.

Il a fêté au début de cette année ses 70 ans, mais le Martiniquais Raphaël Confiant est toujours sur la brèche dans les innombrables domaines où il intervient comme professeur, intellectuel et écrivain. Universitaire et chercheur, il est devenu dans les années 2010 le principal responsable de la Faculté de lettres et sciences humaines de l’Université des Antilles, après avoir été un temps professeur de lycée dans diverses disciplines.

Diplômé aussi bien en sciences politiques – avec pour spécialité les relations internationales – qu’en anglais et en linguistique, titulaire d’un doctorat en langues et cultures régionales, il dispose de plusieurs cordes à son arc, ce dont témoigne son œuvre imposante et variée : quelque 80 ouvrages, en créole ou en français. À la fois des romans, des nouvelles, des contes, des dictionnaires et des essais.

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Transmission de la Mémoire de la guerre d’Algérie : rencontre-témoignages en milieu scolaire

Le 26 mai à l’initiative de Monsieur Benamar BENZEMRA Proviseur et Conseiller défense , mémoire et citoyenneté à la Direction des services départementaux de l’Education Nationale des Hauts de Seine une classe de terminale et son professeur d’histoire Monsieur Gérald RITTER du Lycée polyvalent Etienne-Jules Marey à Boulogne-Billancourt accueillaient trois témoins de la guerre d’Algérie. Ainsi Messaoud GUERFI ancien harki, Rahim REZIGAT indépendantiste FLN et moi-même appelé du contingent nous avons pu évoquer ce conflit à partir de nos vécus personnels et dialoguer avec les éléves.Monsieur Olivier GARAGE Adjoint au Maire de Boulogne en charge du monde combattant participait à cette rencontre.Cette expérience de transmission de la mémoire aux jeunes générations s’inscrit dans la campagne menée depuis quelques années par l’Office National de Anciens Combattants et Victimes de Guerre ( ONACVG) réunissant les professeurs de l’Education Nationale , les jeunes générations et les acteurs-passeurs de mémoire.

Jean-Pierre LOUVEL, Président de l’EPHMGA

Rivesaltes : le Mémorial du camp de Rivesaltes présente la programmation de l’été 2021

e Mémorial de Rivesaltes propose une programmation qui s’étend du 19 juillet au 20 août autour de la migration et la déportation dans un devoir de mémoire. Vous y retrouverez des expositions, concerts, projections et une performance artistique. 

Des milliers d’hommes, femmes et enfants furent internés, déportés, faits prisonniers, regroupés dans le camp de Rivesaltes. Ces déplacements forcés ont contraint des populations de multiples origines, cultures et nationalités : Républicains espagnols, Juifs, Tsiganes, Harkis et bien d’autres dans des conditions souvent très dures. Le mémorial cherche donc à entretenir un devoir de mémoire avec ses expositions et événement.

La programmation de l’été 2021 permettra d’aborder plusieurs sujets, les naufrages en Méditerranée, la vie des déportés dans les camps, l’immigration arménienne et la guerre d’Algérie. On retrouvera des projections, des concerts de musique arménienne, des lectures ainsi qu’une performance artistique.

La programmation : 

  • Du 19 au 29 juillet : SOS Méditerranée, exposition itinérante sur le drame des naufrages trop fréquents en Méditerranée, reportages de plusieurs photographes embarqués depuis 2016 à bord de l’Aquarius puis de l’Ocean Viking
  • Le 23 juillet : journée spéciale avec le Festival Radio France Occitanie Montpellier
    4h45 : Concert et lecture au lever du soleil avec le Quatuor Akhtamar avec deux violons, alto et violoncelle : Les miniatures de Komitas puis lecture par le comédien et réalisateur Serge Avédikian du texte de Richard Kalinoski Une Bête sur la lune suivi d’un petit déjeuner.
    16h : concert du quartet Arsen Petrosyan avec duduk, santur, qanun et percussion, Chansons et mélodies populaires arméniennes,
    17h : concert du quatuor Akhtamar, Eugénie Alécian
    18h : concert du quartet Arsen Petrosyan, Chansons et mélodies populaires arméniennes
    19h : projection de Retourner à Sölöz, suivie d’une rencontre avec le réalisateur Serge Avédikian
  • Jusqu’au 15 août : exposition Treize chibanis harkis, 64 œuvres du peintre Serge Vollin avec des textes de l’historienne Fatima Besnaci-Lancou
  • A partir du 16 août, Luc Choquer, Ils ont vécu le camp de Rivesaltes, 11 portraits de témoins et leurs familles ou amis passés par le camp
  • Le 20 août à 5h15 : performance par l’artiste plasticienne Clara Claus avec l’ensemble Flashback, Lever de soleil.

Plus d’informations : memorialcamprivesaltes.eu

Rencontre intitulée «Mémoire et histoire au prisme de la Guerre d’Algérie» avec Benjamin Stora et Rachid Arhab

Ces chansons qui font l’actu. Guerre d’Algérie : quelques disques, quelques tragédies

Il faudrait écouter tout entière cette chanson d’Henri Tachan, Après les drapeaux. Elle date de 1969 et elle raconte la vie des appelés du contingent sous le cagnard d’Afrique du nord, ces gamins en uniforme que l’histoire a jetés là. Enregistrée sept ans après la fin de la guerre d’Algérie, cette chanson se termine par un suicide, l’ancien soldat se jetant sous un métro.

C’est un des témoignages que porte notre culture populaire sur ce qu’a enduré une génération de Français qui ont fait leur service militaire à ce moment-là – et c’est un écho à Des hommes, le film de Lucas Belvaux sorti cette semaine. Une tragédie française, mais aussi une tragédie algérienne…

Dans le second épisode de Ces chansons qui font l’actu diffusé ce week-end, vous entendez des extraits de :

Henri Tachan, Après les drapeaux, 1969

Ali Maâchi, Angham El Djezaïr, 1956

Bob Azzam, Ya Mustapha, 1961

Cheikh Raymond, Guelbi yawa meich, 1937

Enrico Macias, Adieu mon pays, 1962

Cheikh Raymond, Komtara, 1961

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« Paranoïa »: un collectif d’historiens dénonce le verrouillage des archives du renseignement

Le projet de loi « terrorisme et renseignement » prévoit de restreindre l’accès aux archives des services secrets, même après cinquante ans. L’associatif Pierre Mansat s’en inquiète.

Une avancée et un recul. Les historiens et associatifs mobilisés en faveur de la communication des archives nationales ont toutes les peines à obtenir du gouvernement le retour à l’état du droit d’avant janvier 2020. Au début de cette année-là, le secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale avait décidé de restreindre l’accès aux documents classés secret-défense. Une décision illégale, selon les associations, sur laquelle revient le projet de loi dit « terrorisme et renseignement », discuté à l’Assemblée nationale à partir de ce mardi 1er juin. Hourra et fin du débat ? Pas du tout, car l’article 19 du projet de loi prévoit en même temps… d’étendre le verrouillage des documents des services de renseignement. En bref, même au bout de cinquante ans (le droit commun pour les pièces dites secrètes), tous les documents qui font mention d’une technique de renseignement pourront être retenus par l’administration concernée. Pour compliquer encore les choses, le groupe LREM a signé un amendement pour favoriser la transmission des documents… avant de retirer brusquement sa signature, ce lundi 31 mai. Pierre Mansat, président de l’association Josette et Maurice Audin, qui…

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