Parution de « Le silence des appelés » de Claude Juin

Ils furent appelés pour aller « pacifier » l’Algérie et rétablir l’ordre. Or très vite, sur place, les combattants français « vécurent » une guerre avec ses victimes, dans le quasi silence de la métropole. Les dirigeants, pendant plus de trente ans, ont dénié la réalité. Après les combats, les appelés gardent un profond ressentiment?: avoir été trompés et avoir gâché une partie de leur jeunesse ! Le mensonge d’État laisse de profondes traces collectives et individuelles. Aujourd’hui encore, le sujet est tabou. Les appelés se sentent isolés, privés et pour beaucoup incompris. Cet ouvrage veut participer à rompre le silence. Par des extraits des carnets rédigés par l’auteur pendant son service militaire mais aussi par les témoignages d’anciens appelés. Écrire et témoigner pour se débarrasser de la peur et de l’ambiance d’un monde de violences faite de tués, de blessés et d’exactions multiples.

DÉTAILS

Caractéristiques détaillées
Auteur Claude Juin
Editeur Nouvelles Sources
Date de parution 09/03/2021
Format 21cm x 14cm
Poids 0,4410kg
EAN 978-2490839032
ISBN 2490839039
Nombre de pages 349
Format 21,10 x 14,00 x 3,40 cm
Poids du produit 0,44 Kg

Parution de « Alger 1957 : La Ferme des Disparus de Jean-Philippe OULD AOUDIA

Où sont enterrés les corps des 3024 personnes torturées à mort par l’armée française pendant la « bataille » d’Alger en 1957, violant ainsi les lois de la guerre et de l’humanité ? Pour dissimuler cette barbarie, ces milliers de corps ont été subrepticement enfouis avec la complicité d’activistes coloniaux. À travers une investigation minutieuse, l’auteur cherche à redonner à ces Disparus, dépossédés de leur identité et de leur sépulture, figures absolues de l’appartenance à la communauté de l’Homo Sacer, une trace dans l’Histoire de la France et de l’Algérie. Honorer le souvenir des victimes, saluer la dignité de leurs descendants, aider les familles à faire le deuil d’un proche à l’existence toujours niée, contribuent à réconcilier ces deux pays. Au moment où les passés coloniaux et l’autorité des anciens maîtres du monde sont questionnés, il est temps que vérité soit dite sur cette infamie.

Jean Philippe Ould Aoudia est né le 4 septembre 1941 à Alger, il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux Éditions Tirésias. Il préside l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons qui honore l’œuvre et la mémoire de six dirigeants des Centres sociaux éducatifs – créés par Germaine Tillion dont les cendres entrent au Panthéon en mai 2015 –, assassinés par l’OAS sur leur lieu de travail et dans leur mission d’éducation. Il a défendu l’action politique de son grand-père en Algérie et sa mère Pied-noir mariée à un Indigène, faite de combats contre le racisme.

Sources : éditions Tirésias

Détails
ALGER 1957 : La Ferme des Disparus de Jean-Philippe OULD AOUDIA
Éditeur : ÉDITIONS TIRÉSIAS
Collection / Série : Lieu EST Mémoire ; 16
Prix de vente au public (TTC) : 8 €
94 pages ; 15 x 12 cm ; broché
ISBN 979-10-96930-07-4
EAN 9791096930074
Date de parution 01/06/2021
Reçu par la BnF

 

 

 

Parution de « De la belle aube au triste soir »

Une famille française en Algérie 1830-1962
Paru le 6 mai 2021 Essai (relié)
Editeur : LA MAnufacture des livres
Il n’est pas de vie qui ne soit inextricablement mêlée à notre histoire collective. Ce livre retrace l’histoire d’une famille française en Algérie sur cinq générations, de la conquête du pays par la France en 1830 au retour en métropole après l’indépendance de 1962. Au coeur de ce récit, Léa et Georges Mauriès, institutrice et agriculteur partisans du dialogue entre les communautés, verront leur vie basculer en 1957 lorsque Georges est victime d’un assassinat politique. Commence alors pour Léa, femme à la personnalité si particulière, une autre histoire.
À travers cette enquête, Isabelle Cousteaux nous invite à plonger dans les souvenirs de ces destins fracassés par l’histoire : entretiens, extraits de correspondances, procès-verbaux, poésies et photographies. Grande histoire et vies intimes se mêlent pour nous donner à découvrir le roman vrai d’un drame français.

Parution de « Suites algériennes Tome 1 – 1962-2019 »

L’Histoire secrète de l’Algérie, de l’indépendance à aujourd’hui.
1990. Un présentateur télé français, un peu sur la touche, veut relancer sa carrière en retournant sur le terrain faire du grand reportage d’investigation.
Il choisit l’Algérie d’où sa famille est issue (il est le fils d’Octave et Samia, les héros du 2e cycle des Carnets d’Orient). Là-bas, les élections sont menacées par la montée en force des islamistes. Il va vite découvrir que le pays est au bord de la guerre civile et que le passé y a la vie dure !
Ce troisième cycle de la série fleuve de Ferrandez sur l’Algérie, abordera les difficultés rencontrées depuis l’indépendance en 1962, de la victoire confisquée par le FLN aux années de plomb de la guerre civile et jusqu’à la révolte populaire de 2019.

« Des hommes », un film pour comprendre « à quoi sert l’Histoire », explique Jean-Pierre Darroussin

Après avoir longtemps été repoussé, le film « Des hommes », de Lucas Belvaux, sortira le 2 juin. Il raconte la vie d’hommes hantés par les souvenirs de la Guerre d’Algérie, alors que leur pays, lui, veut oublier. Jean-Pierre Darroussin, l’un des acteurs du film, explique sur Europe 1 l’importance de regarder l’histoire en face, grâce notamment au cinéma.

« Des hommes » sort enfin en salles le 2 juin. Il s’agit là de la quatrième date de sortie pour le long métrage de Lucas Belvaux, sélectionné par le Festval de Cannes 2020, et ça devrait être la bonne. Tiré du roman éponyme de Laurent Mauvignier, le film raconte la vie et les souvenirs d’anciens appelés de la Guerre d’Algérie. Hantés par leurs démons, ces hommes, interprétés notamment par Jean-Pierre Darroussin et Gérard Depardieu, doivent en plus composer avec un entourage, et tout un pays, soucieux d’oublier cette page sombre de l’Histoire de France. Une œuvre qui peut faire comprendre « à quoi sert l’Histoire », a jugé Jean-Pierre Darroussin vendredi sur Europe 1.

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Jean-Philippe Ould Aoudia. Auteur de Alger 1957. La Ferme des disparus : «Pour les paras, tout Algérien est tenu pour suspect»

Jean-Philippe Ould Aoudia, auteur de plusieurs ouvrages* aux éditions Tirésias-Michel Reynaud, vient de publier chez le même éditeur Alger 1957. La Ferme des disparus (collection Lieu est Mémoire, 2021) avec une préface de l’historien Alain Ruscio.

Dans cet ouvrage, l’auteur cherche à redonner à travers une investigation minutieuse leur identité aux 3024 disparus, torturés à mort par l’armée française pendant la Bataille d’Alger en 1957. Jean-Philippe Ould Aoudia, dont le père, Salah Ould Aoudia, fut l’un des six inspecteurs des Centres sociaux éducatifs assassinés par l’OAS le 15 mars 1962, est président de l’association Les Amis de Max Marchand et Mouloud Feraoun.

  • Vous focalisez votre dernier livre (2021) sur l’année 1957. En quoi cette année et les événements, dont Alger et sa région ont été le théâtre, est-elle significative, voire singulière de la guerre de Libération nationale de l’Algérie ?

Les exécutions capitales de résistants algériens à la prison de Barberousse et les attentats commis par des extrémistes de l’Algérie française dans La Casbah ont conduit le FLN à réagir et à porter la guerre de Libération nationale dans la capitale. L’armée française a reçu mission de vaincre le FLN à Alger pour mettre un terme aux attentats. C’était en 1957.

  • A la Bataille d’Alger, terme d’usage commun, vous préférez celui d’«écrasement d’Alger». Pourquoi ce choix et qu’est-ce qui le justifie à votre sens ?

Une bataille suppose un affrontement entre deux armées. En 1957, à Alger, il y eut l’affrontement entre l’armée de la quatrième puissance mondiale de l’époque qui a aligné 20 000 soldats, face à quelques milliers de résistants algériens mal armés et pas entraînés. Les patriotes algériens et la population furent écrasés dans un combat inégal.

  • Qu’est-ce qui caractérise cette guerre subversive que vous évoquez dans votre livre contre la population algérienne de La Casbah et des autres quartiers de la capitale ? Comment l’expliquez-vous ?

L’armée française vient d’être vaincue en Indochine en perdant le 7 mai 1954 la bataille de Dien Bien Phu, qui a vu une armée populaire soutenue par son peuple battre une armée professionnelle. Les militaires français, le 1er Novembre 1954, six mois après leur défaite, sont confrontés à la même situation en Algérie. Ce qui explique que pour les paras, tout Algérien est tenu pour suspect et les quartiers à majorité algérienne qui abritent les résistants vont particulièrement souffrir.

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20 mai 1961 : début des négociations des Accords d’Evian

La guerre d’Algérie ravage le pays depuis maintenant sept ans. Le général de Gaulle conçoit de plus en plus l’indépendance de la colonie française. Une rencontre est organisée entre des représentants du gouvernement français et ceux du FLN (Front de libération nationale) le 20 mai 1961. Les négociations aboutiront quelques mois plus tard sur les Accords d’Evian. Encore faut-il qu’ils soient ratifiés par la population des deux pays.

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Secret Défense : un historien militaire poursuivi pour ses travaux sur la guerre d’Algérie

La volonté du gouvernement de réformer le secret défense ne passe toujours pas auprès des archivistes, historiens et associations, même si le 22 avril dernier, on apprenait que l’article 14 du projet de loi sur le renseignement et la sécurité intérieure modifiant les règles d’accès aux archives était retiré, avant que le Conseil d’État ne donne son avis.

Depuis maintenant plus d’un an, l’accès aux documents tamponnés secret défense est interdit en application de l’IGI 1300, une instruction ministérielle qui contredit la loi sur les archives de 2008. Un historien militaire est d’ailleurs poursuivi depuis la fin 2019 pour violation du secret-défense, au sujet d’un simple document d’archive de la guerre d’Algérie, a révélé le journal Mediapart.

La procédure a été engagée juste avant que le gouvernement ne verrouille subitement les archives « secret défense ». L’affaire de ce commandant de l’armée de terre, dénoncé par ses supérieurs, pourrait avoir été plus qu’une coïncidence et sans doute le déclencheur de cette crise, même si le ministère des Armées s’en défend.

Selon Mediapart, l’officier alors en poste au SHD à Vincennes était « mandaté par l’armée pour effectuer une thèse de doctorat universitaire, destinée à être publiée. Il a envoyé un courriel à sa hiérarchie militaire pour faire le point sur ses recherches, auquel il a joint un document tamponné « secret ». Il est visé par une enquête judiciaire pour « compromission du secret de la défense nationale », délit passible de cinq ans de prison ». 

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Gisèle Halimi privée de Panthéon à cause de la guerre d’Algérie? L’exécutif tempère

Ce jeudi, « France Inter » affirmait qu’Emmanuel Macron pourrait renoncer à cette panthéonisation en citant l’engagement de l’avocate contre la guerre d’Algérie.

PANTHÉON – Officiellement, rien n’est tranché et la réflexion toujours “en cours” à l’Élysée. Ce jeudi 13 mai, France Inter affirmait que le président Emmanuel Macron allait probablement renoncer à la panthéonisation de l’avocate Gisèle Halimi, pourtant ardemment réclamée par les féministes et plusieurs figures politiques.

Motif invoqué: l’engagement de l’avocate contre la guerre d’Algérie et pour l’indépendance de ce pays pourrait “cliver” la société, la décision de panthéoniser Gisèle Halimi pouvant être considérée comme une “insulte” par certaines associations. Un collectif de femmes et de filles de harkis, auxiliaires de l’armée française lors de la guerre d’Algérie, s’est déjà dit opposé à cette éventualité.

“Réflexion en cours”

Alors que l’hypothèse d’un tel renoncement a fait bondir les associations féministes ainsi que des responsables politiques de gauche, l’exécutif préfère tempérer, évoquant une décision encore ouverte.

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