Soleil brûlant en Algérie de Gaétan Nocq (La Boîte à Bulles)

C’est l’histoire d’un jeune soldat réquisitionné pour le service militaire et qui découvre la réalité de la guerre d’Algérie qui fait l’objet de cette Présentation BD du Jour avec Soleil brûlant en Algérie de Gaétan Nocq qui vient de sortir chez La Boîte à Bulles.

A l’occasion de la parution du nouveau livre de Gaétan Nocq (Le Dossier W., Daniel Maghen), l’éditeur nous propose une réédition grand format qui sublime encore plus les paysages algériens.

Présentation de l’ouvrage :

Appelé du contingent, Alexandre dit Tiko, 21 ans, débarque en 56 sur les collines brûlées d’Algérie, déjà secouées par la guerre d’Indépendance. Sur le chemin qui le mène d’Alger à l’école d’infanterie de Cherchell, il découvre avec fascination cette terre inconnue et son éblouissante lumière. Mais bien que son œil et son âme soient à même de savourer la beauté des montagnes algériennes, Alexandre peut difficilement fermer les yeux sur ce qui se passe alentour.

Car depuis sa caserne, l’apprenti soldat ne découvre pas seulement le quotidien du service militaire : il découvre aussi ce que représentent fameux « événements d’Algérie », euphémisme de l’époque pour désigner une guerre coloniale…

Mots de l’éditeur : Un témoignage authentique sur une guerre trop longtemps étouffée mais qui a marqué une génération de jeunes hommes, dans chaque famille.

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Une conférence sur la guerre d’Algérie bien suivie

Mardi 14 mai, de nombreux adhérents ont assisté à la dernière conférence de la saison à l’espace Ar Veilh. Sur l’estrade, la sociologue et écrivain Anne Guillou a évoqué la guerre d’Algérie. L’auteure de « Une embuscade dans les Aurès » et « Terre de Promesses » est revenue sur le conflit et s’est attardée en début de conférence sur l’histoire commune à la France et au pays du Maghreb dès le XIXe siècle. La dernière conférence de la saison aura lieu mardi 4 juin à 14 h à la salle Ar Sterenn de Châteauneuf-du-Faou. Au programme : « La rage, maladie du passé ? », par Nicolas Baron, professeur agrégé d’histoire-géographie.

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« Féroces infirmes » d’Alexis Jenni : France-Algérie, on refait (encore) le match

 

Entre deux rentrées littéraires, Alexis Jenni, le prix Goncourt 2011 pour L’Art français de la guerre, est revenu en librairie avec Féroces infirmes, toujours aux éditions Gallimard. Pour son quatrième roman, l’écrivain lyonnais questionne, sans grande originalité, la guerre d’Algérie. Un énième roman sur un thème où la difficulté de dire se fait monnaie (trop) courante ? Et si c’était plus que ça ?

# La bande-annonce

« Jean-Paul Aerbi est mon père. Il a eu vingt ans en 1960, et il est parti en Algérie, envoyé à la guerre comme tous les garçons de son âge. Il avait deux copains, une petite amie, il ne les a jamais revus. Il a rencontré ma mère sur le bateau du retour, chargé de ceux qui fuyaient Alger.

Aujourd’hui, je pousse son fauteuil roulant, et je n’aimerais pas qu’il atteigne quatre-vingts ans. Les gens croient que je m’occupe d’un vieux monsieur, ils ne savent pas quelle bombe je promène parmi eux, ils ne savent pas quelle violence est enfermée dans cet homme-là.

Il construisait des maquettes chez un architecte, des barres et des tours pour l’homme nouveau, dans la France des grands ensembles qui ne voulait se souvenir de rien. Je vis avec lui dans une des cités qu’il a construites, mon ami Rachid habite sur le même palier, nous en parlons souvent, de la guerre et de l’oubli. C’est son fils Nasser qui nous inquiète : il veut ne rien savoir, et ne rien oublier. 

Nous n’arrivons pas à en sortir, de cette histoire. »

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J’ÉTAIS UN ENFANT D’ALGER

Roman autobiographique
de Jean-Charles Llinares

À travers une remontée dans le temps, depuis les jeunes années à Hussein-Dey, banlieue d’Alger, autour de 1950 jusqu’au départ obligé du pays natal et la quête permanente d’identité, de dépassement de soi par soi, c’est d’une solide amitié dont il est question, entre un Arabe et un Français. Une amitié qui non seulement ne se dissoudra pas malgré les événements de la guerre d’Algérie et l’éloignement qui en résultera, mais ira grandissant. Témoignage d’une amitié exceptionnelle, cette double biographie romanesque porte également un regard critique sur une histoire vécue de l’intérieur par toute une communauté humaine, aussi bien les « pieds noirs » que les « indigènes ».

Jean-Charles LLINARÈS (1939, Hussein-Dey, Algérie – 2017, Anglet), agrégé de lettres modernes, docteur ès lettres, a toujours montré un vif intérêt pour la production et la réception des oeuvres
artistiques, en particulier le roman et plus encore la poésie. Ses proches se souviendront longtemps de son goût prononcé pour les mots d’esprit, les apophtegmes, les jeux de mots humoristiques. Ses précédentes publications en témoignent.

Parution : « MÉMOIRE D’OUBLIS »

Antoine Acquaviva, une consience rebelle
de Michèle Acquaviva-Pache

Le parcours d’un Corse. L’expérience et la vision d’un journaliste citoyen du monde. Des périodes tumultueuses de l’Histoire à chaud, du Niolu au maquis du Morvan, de la Libération à la guerre froide, de l’Afrique coloniale au FLN algérien, de l’Amérique latine des années soixante à l’Europe de l’Est de l’ère soviétique, de la fin du franquisme à la révolution des Oeillets au Portugal, du Chili d’Allende à l’Italie de Berlinguer.
Antoine Acquaviva retourne sur son île natale, la Corse, et s’engage dans le mouvement nationaliste insulaire. Il prend la tête du Ribombu, hebdomadaire du parti A Cuncolta Naziunalista.
Une plume en accord avec des convictions.

Michèle Acquaviva-Pache, journaliste (Paris, Suisse, Bénin, Corse) et écrivain.
Auteur de plusieurs romans, récits et pièces de théâtre tous parus chez L’Harmattan.

Parution : « LE LUSSAC DE MON ENFANCE »

LE LUSSAC DE MON ENFANCE

de Michel Messahel

Contrainte à l’exil en 1962, la famille de Michel Messahel, originaire d’Algérie, arrive à Lussac en 1971. Elle est accueillie puis insérée dans ce village qui a beaucoup souffert durant la Seconde Guerre mondiale. Ses habitants ont connu la faim et comprennent la détresse d’autrui.
Le livre se veut un hommage à tous les Lussacais. On suit le sabotier à la recherche de bois. On accueille le sourcier et le puisatier dans chaque jardin. On fait les vendanges avec les derniers bohémiens. Et on entre dans la quincaillerie acheter des élastiques pour se fabriquer des frondes. L’auteur a voulu ici rendre ce qui a été donné aux siens durant toutes ces années.

Michel MESSAHEL, né en 1968, vit à Lussac (Gironde) où il a passé la majeure partie de sa vie. Il travaille au sein d’une collectivité territoriale. Il a engagé depuis plusieurs années un travail de mémoire tant familiale que collective. Il a déjà publié « Itinéraire d’un harki, mon père » (2017) aux éditions L’Harmattan.

Parution de « MOSTAGANEM, DURE ENFANCE EN ALGÉRIE »

MOSTAGANEM, DURE ENFANCE EN ALGÉRIE

Années quarante et cinquante
de Abderrahmane Benkloua
Préface de Jean-Pierre Piéchaud

L’histoire se passe dans un village proche de Mostaganem, en Algérie, à la fin de la période coloniale et durant les premiers moments de la guerre d’indépendance. Quatrième enfant de sa famille, F4, l’auteur, grandit ainsi ballotté par des événements qui le dépassent mais qu’il essaie de comprendre. Cette histoire est aussi celle d’enfants vivant comme lui, au milieu d’une époque émaillée d’informations venues du monde entier mais traduites à travers le prisme de la culture des habitants d’un village algérien, en grande partie encore illettrés, subissant les conséquences directes de ces événements. C’est un récit précis, parfois douloureux et souvent poétique.

Abderramahne Benkloua est né dans un village proche de Mostaganem en Algérie où il a passé toute son enfance jusqu’à son départ pour la France en 1956. Habitant toujours Paris aujourd’hui, il a cependant conservé ses attaches algériennes.

Raconter pour transmettre

« J’ai mis l’uniforme que je portais en Algérie. » Képi sous le bras, Georges Bouvet, 81 ans, s’apprête à raconter son histoire de la guerre.

Ancien président de l’antenne locale de l’Union nationale des combattants, il continue de livrer le témoignage de sa vie. « Même si je parle de l’Algérie, où j’ai été 18 mois, j’ai quelques souvenirs de la Seconde Guerre mondiale. » Pourtant, en 1939, il n’avait que 18 mois. Son père part à la guerre le 3 septembre. Il ne le reverra que six ans plus tard. « Quand il est arrivé, ma mère m’a dit : « Regarde, c’est papa. » Je lui ai répondu « Non, c’est un Américain. »

Difficile retour à la vie civile

Neuf ans plus tard, c’est le début de la guerre d’Algérie. Il est appelé à rejoindre le 3e régiment de chasseurs d’Afrique. Il y restera 28 mois. Une fois revenu en France, il faut se réadapter à la vie civile. « J’ai eu beaucoup de mal. Je n’y croyais pas d’être là. »

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«BAYA» DE BELAÏD BOUKEMCHE – Le destin tragique d’une femme kabyle

«BAYA» DE BELAÏD BOUKEMCHE – Le destin tragique d’une femme kabyle

La guerre de Libération nationale reste l’une des sources d’inspiration les plus intarissables pour les écrivains algériens, toutes générations confondues.

Ces derniers continuent inlassablement d’y puiser la matière pour écrire leurs romans et leurs essais. Même les écrivains qui sont nés après l’indépendance de l’Algérie sont marqués d’une manière ou d’une autre par la révolution de Libération nationale qui a été à la fois héroïque pour le peuple algérien, mais également tragique et douloureuse. Les stigmates de cette guerre de sept ans sont demeurés vivaces dans l’esprit de tous les Algériens ayant eu à la vivre directement mais aussi, ils ont été transmis aux futures générations par la mémoire collective. Le livre que vient d’éditer l’écrivain Belaid Boukemche s’inscrit dans cette veine. Il s’agit de «Baya», un récit qui raconte le destin tragique d’une femme kabyle pendant la guerre d’indépendance. Le livre paru aux éditions Atfalouna d’Alger, revêt une spécificité qui mérite d’être signalée: l’ouvrage en question a été publié dans une double version française et amazighe dans le même volume. Le livre de Belaïd Boukemche a fait l’objet d’une excellente traduction réalisée par l’archéologue Hamid Bilek, ancien cadre au Haut Commissariat à l’amazighité, conférencier et auteur de nombreux livres en tamazight. Le lecteur pourra donc, au choix, lire la version francophone en première partie ou opter pour la version amazighe en seconde partie, ou encore les deux à la fois.

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« Sous le soleil les armes » de Philippe Laïk : Une très bonne surprise

Thème : La guerre d’Algérie vue à travers l’expérience d’un jeune Parisien pistonné qui croyait être affecté aux Service cinématographique des Armées et qui, se présentant à l’adjudant comme Cinéphile, se retrouva affecté au service cynophile. Il devint Maître Chien et fût envoyé au front au cœur des combats.« Il se voulait cinéaste, il se retrouva Bidasse » (sic)

POINTS FORTS

C’est le récit d’un jeune garçon qui ne se rêvait pas en héros, mais alors pas du tout ! Qui avoue ses peurs, ses lâchetés, qui s’en veut même parfois de se laisser prendre au piège du temps présent, qui s’habitue a l’horreur dans un « voyage au bout de l’enfer » qui pour lui restera à jamais un mauvais film avec plus de 15000 morts parmi les soldats et beaucoup d’illusions perdues.

POINTS FAIBLES

Le début du livre, où l’on découvre sa passion et ses rêves de cinéma est un peu classique, même si c’est indispensable à posteriori pour apprécier la descente aux enfers.

EN DEUX MOTS

On a beaucoup écrit sur la Guerre d’Algérie, qui pour certains n’en était pas une et pour d’autres marqua durablement la fin d’un rêve. L’originalité de « Sous le soleil les armes » est que cette guerre, notre personnage l’a faite sur un malentendu qui rappelle celui de Bardamu dans «Voyage au bout de la nuit » quand il se trouve embarqué parce qu’il a suivi la fanfare ! Pas de révolte, pas de coup d’éclat mais une sidération permanente du personnage qui de fait devient extrêmement lucide, parfois même cynique, chroniqueur de sa propre déconfiture, de la fin de ses idéaux et des nôtres. Le récit d’une jeunesse qui n’oubliera jamais pourquoi et à quoi on l’a sacrifiée et qui n’aura de cesse d’essayer de rattraper ce temps perdu.

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