Il y a 67 ans, une série d’attentats déclenchait la guerre d’Algérie

LE MONDE D’AVANT. C’était l’époque de l’Algérie française. Un groupement encore inconnu, le FLN, mettait le feu aux poudres le jour de la Toussaint.

La Toussaint du 1er novembre 1954 marque le début de la guerre d’Algérie. Ce jour-là, une soixantaine d’attentats ensanglantent le territoire algérien. Ils ont été organisés par un groupe encore largement inconnu, le FLN. Il accompagne ses actions d’une lettre revendiquant l’indépendance du pays.

Plusieurs bâtiments militaires ont été attaqués, notamment à Batna, capital des Aurès, où trois soldats français montant la garde sont abattus. Vers 7 heures du matin, l’autocar assurant la liaison entre Biskra et Arris est arrêté dans les gorges de Tighanimine par des hommes du FLN. Le conducteur du Citroën, qui est de mèche avec les insurgés, freine brutalement pour déstabiliser les passagers. Les voyageurs sont sommés de descendre. Parmi eux, un jeune couple nouvellement marié, Guy et Jeanine Monnerot, venus enseigner comme instituteur à Tifelfel.

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Le visage de pierre

de William Gardner Smith

Fuyant les États-Unis et le racisme qui y règne, Simeon, un noir américain, arrive au début des années 1960 à Paris. Ici, les noirs se promènent sans craindre pour leur vie, et la diaspora américaine a pignon sur rue : dans les cafés, on refait le monde entre deux morceaux de jazz, on discute de politique en séduisant des femmes… Tout semble idyllique dans la plus belle ville du monde. Mais Simeon s’aperçoit bien vite que la France n’est pas le paradis qu’il cherchait. La guerre d’Algérie fait rage, et un peu partout, les Algériens sont arrêtés, battus, assassinés. En rencontrant Hossein, un militant algérien, Simeon comprend qu’on ne peut être heureux dans un monde cerné par le malheur : il ne peut pas rester passif face à l’injustice. Écrit en 1963, Le Visage de pierre fut le seul livre de William Gardner Smith à n’avoir jamais été traduit en français, et l’on comprend pourquoi : pour la première fois, un roman décrivait un des événements les plus indignes de la guerre d’Algérie, le massacre du 17 octobre 1961. Dans cet ouvrage où l’honneur se trouve dans la lutte et dans la solidarité, William Gardner Smith explore les zones d’ombre de notre récit national.

«Toussaint rouge»: cette nuit qui a fait basculer l’Algérie dans l’insurrection

Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, une série d’attentats ensanglantait différentes régions de l’Algérie coloniale. Revendiquées par une organisation alors inconnue des services de renseignements et se faisant appeler FLN, pour Front de libération nationale, ces attaques marquèrent le début de l’insurrection indépendantiste. La guerre d’Algérie était déclarée.

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Les historiens de la Révolution française racontent que pendant la nuit du 14 au 15 juillet 1789, le duc de la Rochefoucauld-Liancourt, le grand maître de la garde-robe royale de Louis XVI, entra dans la chambre à coucher du roi pour l’informer de la prise de la Bastille.

Le dialogue qui s’ensuivit est resté dans les annales :

–    Mais c’est une révolte, Monsieur le Duc, s’exclama le souverain.

–    Non, Sire, c’est une révolution, fusa la réponse.

Il y eut quelque chose du même aveuglement inconséquent dans l’incompréhension dont firent preuve les autorités coloniales françaises, le 1er novembre 1954, lorsque celles-ci furent informées des attentats inédits qui venaient d’éclater pendant la nuit en Algérie. Entre minuit et 3 heures du matin, différentes régions de la colonie française furent secouées par pas moins de 70 attentats, dont certains meurtriers.

La coordination des attaques perpétrées par les agresseurs, l’apparition simultanée d’un manifeste politique de haute teneur – la « Proclamation » du 1er novembre -, doublée d’un appel aux Algériens à s’enrôler dans la résistance armée – indiquaient bien qu’il ne s’agissait pas d’un « soulèvement tribal » « fomenté au Caire », comme le soutenait le camp des coloniaux, mais bel et bien d’une insurrection, populaire et organisée. La revendication de ces attentats par le Front de libération nationale (FLN), un mouvement encore inconnu des services de renseignements, ne fut pas davantage prise au sérieux, ni par la classe politique ni par les médias.

Les événements sanglants de ce qu’on a appelé la « Toussaint rouge » marquent le début de la guerre d’Algérie. Celle-ci va se prolonger pendant huit ans, faisant plus d’un million de morts, colonisateurs et colonisés inclus. Il faudra attendre la signature des accord d’Évian, le 18 mars 1962, pour que le cessez-le-feu s’impose entre les belligérants et que l’Algérie recouvre son indépendance, mettant fin à 132 années de colonisation française.

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France-Algérie : une histoire en chansons. Episode 1 : 1954-1980

Comment la guerre d’Algérie, qui au départ n’en avait pas le nom, a existé en musique ? Comment l’histoire entre la France et l’Algérie a été chantée par des artistes d’ici, des rapatriés, des immigrés, des exilés qui ont fantasmé le retour au pays ?

La guerre d’Algérie fait partie de notre histoire. Et de notre patrimoine musical aussi.

La preuve, le FLN depuis le Caire et le gouvernement français, depuis son antenne à Alger se sont livrés à une guerre des ondes par variété interposée.

Demain, ça fera 60 ans pile.

Certains seront jetés dans la Seine, d’autres meurent sous les balles de la police. Des Algériens tués par les forces de l’ordre au cœur de Paris. Cette date anniversaire est la première étape de la commémoration de la fin de la guerre entre la France et l’Algérie.

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17 octobre 1961: quelles traces reste-t-il du massacre des Algériens à Paris?

Le traditionnel «Salut, c’est Thomas Rozec» par lequel est introduit chaque épisode de Programme B sonne différemment. Il est plus froid qu’à l’accoutumée. Et pour cause, il est immédiatement suivi de cette phrase: «En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon.» Publiée dans Le Monde par le militant politique Jean-Luc Einaudi en mai 1998, cette phrase est aussi le début d’une quête historique que met en lumière la série de podcasts imaginée par Tristan Thil, Ici on noie les Algériens, les archives oubliées du 17 octobre 1961.

Des archives et des voix
Grâce aux nombreux entretiens menés par Jean-Luc Einaudi au cours de sa vie, Tristan Thil remonte le fil des événements du 17 octobre 1961. Alors que les accords d’Évian ne seront signés que dans six mois et que la guerre d’Algérie fait encore rage, les attentats commis contre des policiers par le FLN se multiplient. À Paris, la tension monte tellement que le préfet de police Maurice Papon fait instaurer un couvre-feu et des interdictions visant uniquement les «Français musulmans d’Algérie». Face à cette décision, de nombreux Algériens décident de se réunir à Paris pour manifester pacifiquement contre ces restrictions discriminatoires et les nombreux contrôles au faciès dont ils sont l’objet.

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Mémoire de la guerre d’Algérie : un combat fratricide sanglant a opposé sur le sol français les nationalistes du FLN à ceux du MNA


Alors que la France vient de reconnaître, 60 ans après les faits, le massacre du 17 octobre 1961, des épisodes sanglants de la guerre d’Algérie ont souvent été passés sous silence. Le travail de mémoire doit se poursuivre des deux côtés de la Méditerranée.
Article rédigé par
franceinfo Afrique
France Télévisions Rédaction Afrique

Publié le 18/10/2021 18:51
Temps de lecture : 2 min.
Manifestation d’ouvriers algériens en grève à l’appel du Mouvement national algérien dirigé par le leader nationaliste Messali Hadj à Paris, le 9 mars 1956. (- / INTERCONTINENTALE)
Le territoire français fut le théâtre d’un affrontement meurtrier entre le Front de libération nationale (FLN) et son rival, le Mouvement nationaliste algérien (MNA), héritier de l’Etoile nord-africaine, créée en 1926 à Paris par Messali Hadj. Une guerre fratricide qui aurait fait, selon les chiffres officiels des autorités françaises, près de 3 957 morts et 10 223 blessés dans les deux camps entre 1956 et 1962. Eliminé physiquement par le FLN, le MNA sera ensuite effacé de la mémoire algérienne.

En France, des cadres de l’Union des syndicats des travailleurs algériens (USTA), proches du MNA, seront assassinés de 1957 à 1959 par le FLN. Le 17 septembre 1959, un groupe armé du Front de libération nationale tentera de tuer Messali Hadj, le vieux dirigeant nationaliste à Gouvieux, dans l’Oise. Cet attentat manqué contre le pionnier de la cause indépendantiste algérienne constitue un épisode marquant de la compétition violente que se sont livrées les organisations nationalistes en lutte contre le colonialisme français.

L’argent de l’immigration
Durant toute la guerre d’Algérie, la lutte entre le FLN et le MNA est féroce pour obtenir l’adhésion des Algériens travaillant en France. En jeu, s’imposer à la table des négociations avec de Gaulle et surtout mettre la main sur l’argent récolté au sein de l’immigration, qui finance l’achat d’armes du FLN. L’impôt FLN est d’environ 8% du salaire. En 1960, il représente 80% du budget du FLN. Un individu qui persiste à refuser de payer sa cotisation mensuelle au FLN peut être éliminé par des commandos du mouvement.

Le FLN, minoritaire en 1955, s’impose peu à peu par la force contre son rival en France : règlements de comptes sanglants (mitraillages de cafés, liquidations physiques, attentats ciblés) vont faire plusieurs milliers de morts et blessés. Pour se protéger, les partisans du MNA se regroupent par quartiers ou par hôtels. Certaines rues comprennent des hôtels FLN ou des hôtels MNA. La police effectue des barrages la nuit sur certains axes pour séparer les deux camps et, à la fin de la guerre, pour protéger le MNA.

Sorti vainqueur de son affrontement avec le MNA, le FLN mène en parallèle la lutte contre les services de police français.

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Enseigner l’épineuse guerre d’Algérie Comment traiter un sujet encore délicat dans l’actualité?

Le 5 juillet 2022, l’Algérie célébrera du 60e anniversaire de son indépendance. Celle-ci s’est fait à la suite d’un conflit qui reste encore très sensible autant dans l’ancien pays colonisateur, la France, que celui qui s’est libéré. Ce conflit qui aura duré presque 8 ans entre 1954 et 1962 aura fait nettement au-dessus de 250 000 morts coté algérien, mais peu de chiffres font consensus, sinon les 25 000 soldats français tués comptabilisés. Pourtant, cette période historique passe souvent inaperçue en éducation, autant que celle la précédant, guère plus glorieuse.

Pas des excuses, mais de l’éducation

En janvier 2021, l’historien Benjamin Stora remet un rapport au président Emmanuel Macron. Celui-ci avait effectivement demandé un document « sur les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie ». Pour le spécialiste, nul doute que la France doit davantage commémorer ce qui s’est passé en créant, par exemple, une commission « Mémoire et vérité » donnant la parole aux survivants de la guerre. La question de la coopération entre les deux pays se veut aussi primordiale afin d’abaisser les tensions.

Plus facile à dire qu’à faire car bien que monsieur Macron ait reconnu en 2018 le massacre des Harkis, des Algériens qui ont combattu sous le drapeau français, le 30 septembre 2021, il accuse le pouvoir algérien en place d’avoir expurgé les « vérités » de récit national et questionne même l’existence de la nation algérienne. Un dérapage qui a mis mal à l’aise Benjamin Stora lui-même.

Pour l’historien, des excuses sur le passé colonial n’apporteraient rien et ne règleraient pas les problèmes de fond qui à son avis repose sur un racisme ancré et des préjugés sur une guerre très mal enseignée en France. D’ailleurs, les mesures phares sont la facilitation du travail d’archive sur cette période et de beaucoup mieux transmettre le récit de ce conflit auprès des jeunes.

Une guerre? Quelle guerre?

En effet, pendant de longues années après les échauffourées, la guerre d’Algérie ne figure dans aucun manuel d’histoire. Il faudra attendre 1983 avant que cela entre officiellement dans le programme. Malgré cette entrée, cela ne signifie pas que le tout est enseigné dans les détails. Bien au contraire, les manuels souligneront surtout les mauvais côtés des belligérants en omettant les méthodes de torture, entre autres, utilisée par les forces françaises pour garder sa mainmise sur le pays.

Il faut comprendre que le fait colonial, en France, a longtemps été inculqué comme une source de fierté. Dès la troisième République, l’enseignement insistait à grands traits sur les bienfaits de la colonisation, la mission « civilisatrice » envers ces « populations sous-développées ». Après tout, les Français ne leur ont-ils pas apporté des routes, des écoles et des hôpitaux? Encore en 2019, un exercice offert par un enseignant au premier cycle abordait ce « triptyque bienfaiteur » en occultant bien des aspects moins reluisants. Pour beaucoup d’historiens, la question coloniale ne se résume plus à du « bien et mal ». Il s’agit plutôt d’un contexte complexe qui ne peut reposer sur une grille manichéenne.

Voilà pourquoi, selon Stora, un enseignement plus en nuances et une réelle plongée dans ce conflit permettrait de sortir des débats stériles et de réunir deux nations qui, en fin de compte, ont souffert pendant cette période. D’autant plus que les enfants des migrants d’Algérie en France vivent une véritable dissonance entre ce qu’ils lisent à l’école et entendent à la maison. En omettant de marquer les actes moins glorieux de l’armée française envers la population, l’État donne l’impression à cette diaspora algérienne qu’il veut étouffer l’affaire. Rien pour instaurer un climat de paix et de réconciliation.

Donner un visage au conflit

Alors, comment l’école peut-elle aborder ce sujet encore épineux dans la population française? Traiter en quelques heures un conflit aussi complexe avec des concepts marqués comme les harkis, le putsch des généraux ou les pieds-noirs n’est pas simple. Néanmoins, pour les spécialistes en histoire, l’enseignant peut aller plonger dans les mémoires de guerre. Les archives françaises peuvent être un point de départ d’une réflexion sur le sujet. D’autant plus qu’une déclassification de celles-ci en mars 2021 pourrait permettre un portrait encore plus clair de ce qui s’y est réellement passé.

Sinon, l’usage du cinéma peut aussi être une entrée à la matière. Il faut le dire, la période traumatisante a alimenté l’intérêt des cinéastes français et algériens. À une époque, ceux-ci parlaient surtout de ces soldats qui partaient ou revenaient du conflit (exemples : Les parapluies de Cherbourg, La Belle Vie, Cléo de 5 à 7). Depuis, le cinéma s’intéresse davantage à ce qui s’est passé durant la guerre. Uniquement en 2007, 3 films différents racontaient diverses histoires dans cette période charnière.

Comme le rappelle cet historien, il est aussi important d’avoir des images et témoignages réels de la guerre d’Algérie. Cette exposition numérique offre l’occasion à des historiens et des gens ayant vécu le conflit d’expliquer les diverses notions. Évidemment, des sites comme l’INA possèdent plus d’une vingtaine d’extraits montrant la couverture médiatique française et du traitement dans les décennies suivantes. Enfin ce site s’adresse aux enseignants utilisant Lumni en version éduthèque. Ils pourront avoir accès de nombreuses vidéos sur l’évolution de l’attitude du pouvoir français envers le sujet au fil de la guerre.

Il est toutefois difficile d’obtenir des documents provenant d’archives algériennes puisque celles-ci ont été malmenées par le pouvoir français à l’aube de la fin du conflit. Néanmoins, il est possible de s’intéresser aux médias de ce pays et le traitement de l’affrontement, au cinéma algérien qui l’aborde, etc.

Le but de tout ça n’est pas, contrairement à ce que certains polémistes aimeraient croire, de pointer uniquement du doigt les responsables français mais plutôt d’offrir un panorama complet avec toutes ces zones d’ombres. Afin qu’une telle tragédie ne se renouvelle.

Références :

Bui, Doan. « Des Manuels Plus Offensifs Que Les Politiques : Comment Enseigne-t-on La Guerre D’Algérie ? » L’Obs. Dernière mise à jour : 31 janvier 2021. https://www.nouvelobs.com/memoires-d-algerie/20210131.OBS39589/des-manuels-plus-offensifs-que-les-politiques-comment-enseigne-t-on-la-guerre-d-algerie.html.

Chanda, Tirthankar. « L’enseignement De La Guerre D’Algérie En France: Entre Histoire Et Mémoire. » RFI. Dernière mise à jour : 8 mai 2021. https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210508-l-enseignement-de-la-guerre-d-alg%C3%A9rie-en-france-entre-histoire-et-m%C3%A9moire.

Deszpot, Thomas. « La Guerre D’Algérie Et La Colonisation Ont-elles Longtemps été Passées Sous Silence à L’école ? » LCI. Dernière mise à jour : 21 janvier 2021. https://www.lci.fr/societe/la-guerre-d-algerie-et-la-colonisation-ont-elles-longtemps-ete-passees-sous-silence-a-l-ecole-2176186.html.

« France-Algérie : Peut-on Réconcilier Les Mémoires ? » Lhistoire.fr. Dernière mise à jour : 11 février 2021. https://www.lhistoire.fr/entretien/france-alg%C3%A9rie-peut-r%C3%A9concilier-les-m%C3%A9moires.

« France-Algérie: Benjamin Stora Répond Aux Critiques Sur Son Rapport. » BFMTV. Dernière mise à jour : 25 janvier 2021. https://www.bfmtv.com/societe/france-algerie-benjamin-stora-repond-aux-critiques-sur-son-rapport_AD-202101250300.html.

« Guerre D’Algérie : Ce Qu’il Faut Retenir Du Rapport Stora Remis Aujourd’hui à Emmanuel Macron. » Franceinfo. Dernière mise à jour : 20 janvier 2021. https://www.francetvinfo.fr/culture/patrimoine/histoire/guerre-d-algerie-ce-quil-faut-retenir-du-rapport-stora-remis-aujourdhui-a-emmanuel-macron_4265199.html.

«  »La Guerre D’Algérie. Histoire Commune, Mémoires Partagées? » : Nouveau Volet Numérique De L’exposition. » Office National Des Anciens Combattants Et Victimes De Guerre. Dernière mise à jour : 15 janvier 2019. https://www.onac-vg.fr/actualites/la-guerre-algerie-histoire-commune-memoires-partagees-nouveau-volet-numerique-de.

Lahmar, Amina. « Guerre D’Algérie : La Différence Entre Le Discours Familial Et Mes Manuels Scolaires. » Bondy Blog. Dernière mise à jour : 5 juillet 2021. https://www.bondyblog.fr/opinions/guerre-dalgerie-la-difference-entre-le-discours-familial-et-mes-manuels-scolaires/.

Moumen, Abderahmen. « Comment Enseigner La Guerre D’Algérie ? » Chaire Citoyenneté Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. Dernière mise à jour en novembre 2019. https://chairecitoyennete.com/enseigner-la-guerre-algerie/.

Ricouard, Jean-Marc. « La Guerre D’Algérie à Partir Des Images D’actualité. » Lumni | Enseignement. Dernière mise à jour : 8 janvier 2021. https://enseignants.lumni.fr/parcours/0009/la-guerre-d-algerie-a-partir-des-images-d-actualite.html.

Sandoz, Aurélien. « Enseignement De La Guerre D’Algérie : « Au Lieu De Nous Diviser, Comprendre L’histoire Nous Unit ». » Le Monde.fr. Dernière mise à jour : 23 mars 2021. https://www.lemonde.fr/education/article/2021/03/23/enseignement-de-la-guerre-d-algerie-au-lieu-de-nous-diviser-comprendre-l-histoire-nous-unit_6074120_1473685.html.

Stora, Benjamin. « La guerre d’Algérie dans les médias : l’exemple du cinéma. » Cairn.info. Dernière mise à jour en 2008. https://www.cairn.info/revue-hermes-la-revue-2008-3-page-33.htm.

Véronique, Paul, et Charlotte Lalanne. « France-Algérie : Le Malaise Des Historiens Après Les Propos D’Emmanuel Macron. » LExpress.fr. Dernière mise à jour : 14 octobre 2021. https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/france-algerie-le-malaise-des-historiens-apres-les-propos-d-emmanuel-macron_2160348.html.

Mise en ligne de la base des victimes civiles disparues durant la guerre d’Algérie

Fruit de recherches effectuées par M. Jean-Jacques Jordi, historien et spécialiste de l’histoire des migrations, de la colonisation et de la décolonisation en Méditerranée occidentale aux XIXe et XXe siècles, Mémoire des hommes met à disposition du public la liste de victimes civiles disparues durant la guerre d’Algérie, sous la forme d’une base de données avec possibilité de recherches multicritères.

Base des victimes civiles disparues durant la guerre d’Algérie

Mémoire des hommes propose également une page consacrée au mémorial de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, situé au quai Branly à Paris, à partir de laquelle il sera désormais possible d’avoir accès au contenu intégral du fichier permettant la mise à jour de la colonne centrale du mémorial.

Page consacrée au mémorial du Quai Branly

CheckNews Massacre du 17 octobre 1961 : pourquoi le nombre de morts diffère-t-il tant selon les médias ?

Soixante ans après la répression meurtrière des manifestants algériens, les médias ont évoqué des bilans très variables, allant de «plusieurs dizaines» de tués, à «plusieurs centaines». Le reflet de la controverse historique qui a longtemps prévalu. Mais aussi, souvent, le fruit d’erreurs de journalistes.

Question posée par Sylvain le 16 octobre.

Bonjour,

«Plusieurs dizaines de morts» selon l’AFP ou France Info, «au moins 120» selon le Monde, la Croix ou le JDD (et encore bien d’autres), et «200» pour Libé. Vous nous avez interrogés sur le bilan, ou plutôt les bilans, du massacre par la police, le 17 octobre 1961, à Paris, de manifestants algériens venus à Paris, à l’appel de la Fédération de France du FLN (Front de libération nationale). Il a fallu le travail de plusieurs militants et historiens pour sortir d’un long déni sur les exactions commises ce jour-là. En 2012, François Hollande a reconnu «une sanglante répression». Cette année, Emmanuel Macron est allé plus loin en dénonçant des «crimes inexcusables pour la République» commis «sous l’autorité» du préfet de l’époque, sans faire remonter explicitement au-dessus la responsabilité de ce que d’aucuns voudraient voir qualifier de crime d’Etat. Il est largement acquis, depuis des décennies déjà, que le premier bilan officiel, trois morts, fut ridiculement minimisé. Mais le sujet de l’ampleur du vrai bilan a été l’objet d’une longue controverse historique. Les différentes estimations évoquées par les médias sont, d’abord, le reflet de cette controverse. Mais certains chiffres qu’on a pu lire ce week-end traduisent aussi, souvent, des fautes ou raccourcis. Une erreur a ainsi conduit de très nombreux médias à confondre le décompte des tués de la seule nuit du 17 octobre avec le recensement des victimes algériennes des violences policières sur l’ensemble des mois de septembre et octobre 1961.

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