Journées du Patrimoine à Paris : un « Panthéon des oubliés » place de la République

Militants antiracistes, féministes, venus des Antilles ou issus de l’immigration… SOS Racisme va installer sur la célèbre place parisienne une sculpture pour honorer des personnalités méconnues de notre Histoire et célébrer la diversité.

Ce week-end du 18-19 septembre, c’est les Journées du Patrimoine ! Pour l’occasion, l’association SOS Racisme installe ce dimanche une statue bien particulière place de la République, à Paris : elle honore des héros et des héroïnes méconnues de l’Histoire.  Une sorte de « Panthéon des Oubliés », explique Dominique SOPO, le président de l’organisation.

Concrètement, la sculpture consistera en un buste, sans tête, posé sur un piédestal, avec un écran numérique sur lequel défileront les noms, visages et biographies de figures oubliées de l’Histoire de France, qui se sont pourtant, à leur échelle, en leur temps, mobilisés afin de changer le monde.

« Le Panthéon de la France est bien plus grand qu’on ne le croit, bien plus diversifié qu’on nous le présente : il y a des immigrés, des personnes des Antilles, des femmes… qui devraient être d’avantage représentés dans l’espace public. » En effet, explique Dominique Sopo, si on prend la seule question de la représentation des femmes dans les noms de rues, « il n’y en a pas beaucoup en dehors des saintes et de Marie Curie. »

Ce qui a construit la France

Quelques dizaines de personnalités seront ainsi honorées par cette sculpture, mais d’autres noms pourront être ajoutés ensuite, explique le président de SOS Racisme. Il cite notamment Solitude (ou « mulâtresse Solitude »), une ancienne esclave née en Guadeloupe qui s’est battue contre le rétablissement de l’esclavage par Napoléon Ier en 1802. Il évoque également Henri Alleg, un journaliste qui a dénoncé la torture utilisée pendant la guerre d’Algérie et qui l’a lui-même subie. Des figures peu connues de la population aujourd’hui, mais leur parcours « fait partie de ce qui a aussi construit la France. »

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Guerre d’Algérie : vers un nouveau geste d’Emmanuel Macron en faveur des harkis

Officiellement, l’initiative s’inscrit uniquement dans le cadre de la politique mémorielle d’Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat. Dans les faits, difficile de ne pas y voir une tentative de resserrer les liens avec une catégorie de population stratégique, dans l’optique de l’élection présidentielle de 2022.

Le chef de l’Etat a prévu d’organiser une réception consacrée à la mémoire des harkis, lundi 20 septembre, à l’Elysée, cinq jours avant le traditionnel hommage national, qui a lieu chaque année. Près de 300 personnes sont invitées, selon la présidence de la République, appartenant pour la plupart à des associations de ces combattants algériens qui ont servi la France, avant d’être abandonnés par Paris dans des conditions tragiques. Après les accords d’Evian du 18 mars 1962, nombre d’entre eux furent victimes de sanglantes représailles de la part des nationalistes algériens.

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Alors que François Hollande avait reconnu, en septembre 2016, « les responsabilités des gouvernements français dans l’abandon des harkis », Emmanuel Macron « veut franchir un nouveau pas » dans la « reconnaissance » de cet « abandon », selon l’Elysée. « Un nouveau chapitre » qu’il entend « ouvrir », sous deux formes différentes.

D’abord, en octroyant un soutien financier plus conséquent à cette communauté. Après avoir annoncé, en 2018, le versement de 40 millions d’euros sur quatre ans, visant à revaloriser les pensions des anciens combattants et à venir en aide à leurs enfants qui vivent dans la précarité, le chef de l’Etat devrait annoncer le déblocage de nouveaux fonds en faveur des harkis et de leurs descendants. La « reconnaissance » inclut « la dimension pécuniaire », indique l’Elysée, refusant de communiquer le montant exact. Manière de laisser à M. Macron le soin de l’annoncer lui-même, lundi.

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La guerre d’Algérie au programme du ciné-club de Montauban

À l’initiative du club des cinéphiles de Montauban, une projection-débat a réuni plus de 60 personnes au cinéma Le Paris pour assister à la projection du film « Des Hommes » de Lucas Belvaux. Ce film est inspiré du bouleversant roman éponyme de Laurent Mauvignier, auteur bien connu des Montalbanais puisqu’il fut l’invité d’honneur de Lettres d’Automne. Il a reçu le label du Festival de Cannes en 2020 et évoque les traumatismes ressentis par de jeunes Français partis faire leur service militaire en Algérie.

« Appelés en Algérie en 60, Rabut et Bernard sont rentrés et se sont tus leur vie durant. Bernard est devenu alcoolique et raciste. Le jour de l’anniversaire de sa sœur, il déboule dans la fête de village… ». Entre regrets et amertume, le film s’appuie sur le talent du trio Depardieu-Frot-Darroussin. Comme à chaque séance du ciné-club, un débat suivait la projection. Il était animé par Henri Guieysse en présence des représentants de la FNACA 82, Roger Pouillon et Jean-Claude Calvet ; du cercle algérianiste, Jacqueline Curato et Roger Davezac docteur en histoire spécialiste de la guerre d’Algérie.

Ces attentats qui ont marqué la France

Ces autres attentats qui ont frappé la France

🎧  Le vif de L’histoireLes attentats à l’automne 1961

Dans sans chronique, Jean Lebrun revient sur les attentats perpétrés en France dans le contexte de la France coloniale et la guerre d’Algérie contre les populations civiles en Algérie et en France métropolitaine. Entre les indépendantistes Algériens (FLN) et nationalistes pro-Algérie française (OAS) les plus radicaux qui ont exprimé leurs revendications au travers d’actes terroristes et de nombreux massacres.

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Château-Gontier. Un ciné-échange autour de la Guerre d’Algérie le 16 septembre

Le ciné-échange du cinéma Le Palace, à Château-Gontier-sur-Mayenne revient jeudi 16 septembre 2021. Il aura pour thème : la Guerre d’Algérie et son contexte. Et plus précisément les séquelles psychologiques chez les jeunes français rappelés. Les débats débuteront après la projection du film Des hommes, prévue à 20 h 30.

Après plus d’un an absence, le ciné-échange du cinéma Le Palace, à Château-Gontier-sur-Mayenne, refait surface. Il se déroulera jeudi 16 septembre 2021 et aura pour thème principal : la Guerre d’Algérie et son contexte. Et plus précisément les séquelles psychologiques chez les jeunes français rappelés.

Les débats débuteront à la suite de la projection du film de Lucas Belvaux, Des hommes, prévue à 20 h 30. Le long-métrage raconte cette période de l’histoire de l’Algérie qui refait surface dans la vie de Bernard et Rabut, respectivement joués par Gérard Depardieu et Jean-Pierre Darroussin.

Ce ciné-échange est «une invitation auprès de ceux qui ont connu l’Algérie à verbaliser ce qu’ils ont caché jusque-là », explique Alain Vignier, membre de La Ligue des droits de l’homme, qui soutient cette action. «C’est pour cela qu’on aimerait beaucoup voir des anciens d’Algérie dans la salle », complète-t-il.

Cinéma Le Palace, 3 place du Pilori, à Chateau Gontier, tél. 02 43 07 17 29 ; email : contact@cinema-palace-53.fr

“Nous étions des légendes”

Une nouvelle corde à son arc ! Rappeur, patron du label Affranchis Music, animateur Entrez dans le cercle sur YouTube, acteur (Les Sauvages sur Canal + ou Gatsby le magnifique au théâtre), Sofiane Zermani, alias Sofiane, dit Fianso, était présente au Forum Séries Mania pour présenter son nouveau projet, Nous étions des légendes, une mini-série prometteuse de 6×52 minutes, créée par Mounir Benali, que sa société San Siro Films coproduit avec Birth. « Chez Séries Mania, nous ne sommes pas venus chercher des partenaires, nous sommes venus chercher des rêveurs car c’est un grand projet de rêve. On a ce projet dans le coeur, on l’a dans les tripes”, confie-t-il en exclusivité à 20 minutes.

Nous étions des légendes débute en avril 1958, quelques semaines avant le début de la Coupe du monde de football, qui se déroule en Suède. « 1958, c’est le début de la guerre d’Algérie, mais pas vraiment le début, c’est déjà bien avancé », commente Sofiane Zermani.

“Une arme pacifique, le ballon”

Cette mini-série raconte l’histoire d’une bande de « footballeurs, stars du championnat de France, qui jouent pour l’équipe de France, considérée comme française, mais née en Algérie et dont le cœur, l’histoire, les souvenirs et les blessures sont algériens ».

Ils quitteront la France pour rejoindre le siège du Front de libération nationale (FLN), basé à Tunis. « Ils vont abandonner, femmes enfants, vie confortable et tout ce que l’on peut savoir sur la vie des footballeurs, du jour au lendemain, partant clandestinement, poursuivis par la police française, empêchés par la FIFA (Fédération internationale de football association) de jouer », explique le En France, leur disparition fait scandale et fait la une de tous les journaux.

En constituant l’équipe de football du FLN, ils vont promouvoir l’idéal de l’indépendance algérienne en jouant des matchs de gala à travers le monde. « Voir la guerre d’Algérie autrement à travers une arme pacifique, le ballon. C’est beau », salue le scénariste Mounir Benali.

«Ils vont vivre une folle aventure de 90 matchs à travers le monde. Ils joueront sous Ho Chi Minh au Vietnam, sous Bourguiba en Tunisie, partout où nous les accueillons et où nous acceptons que le message et le rêve algérien aient une résonance. “

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Guerre d’Algérie : rage et désespoir pour les rappelés

En 1956, la présence des jeunes appelés en Algérie ne suffisant pas à « maintenir l’ordre », la France décide de rappeler plusieurs classes dont faisaient partie des Lorrains. Une décision fortement controversée et traumatisante pour beaucoup comme le racontent ces rappelés.

Par Le Républicain Lorrain 04 sept. 2021 à 19:08
En plus des appelés envoyés en Algérie pour le « maintien de l’ordre », l’armée a fait appel à des contingents qui avaient déjà effectué leur service militaire obligatoire. Un retour sous l’uniforme qui déplaît fortement à ces jeunes qui avaient repris goût à la vie civile. Presque tous avaient un emploi, certains étaient mariés.

Tombes des appelés de la guerre d’Algérie : un scandale silencieux

ENTRETIEN. Le président du Souvenir français, Serge Barcellini, dénonce la disparition progressive des tombes des 20 000 soldats français tués en Algérie.

  Propos recueillis par

Créée en 1887 après la guerre perdue contre la Prusse par un Alsacien installé à Paris, l’association Le Souvenir français a depuis acquis une place centrale dans l’hommage rendu aux soldats français. AU coeur de son action…

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