Les historiens algériens réclament l’accès en Algérie aux archives de la guerre

Alors que Paris a décidé de faciliter l’accès aux archives de la guerre d’Algérie en France, les historiens algériens réclament l’accès aux archives de cette période en Algérie. Ils viennent d’adresser, jeudi 25 mars, une lettre ouverte au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, où ils dénoncent les entraves bureaucratiques à leurs recherches.

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Tant que ces archives algériennes ne seront pas ouvertes, l’historien Fouad Soufi estime que l’on ne pourra pas dissiper les zones d’ombre de la guerre d’indépendance, côté algérien.

« Ceux qui ne veulent pas ouvrir les archives n’ont pas compris que lorsqu’un ancien acteur rédige ses mémoires, il nous donne son point de vue sur tel et tel événement qui mériterait quand même que l’on puisse lire les archives de l’ALN [Armée de libération nationale], par exemple ».

« Se comporter comme l’armée française – je veux dire au point de vue de la rédaction des documents – il y a eu toujours copie aux archives, copie aux archives… et ensuite, bien sûr, il y a toujours des zones d’ombre. La lutte, les problèmes qu’il y a eus entre les wilayas, cette histoire d’armée des frontières et des combats qui ont eu lieu en Wilaya IV entre l’armée des frontières et ce qui restait à l’époque de la Wilaya IV… Certains minimisent et d’autres, au contraire, estiment que cela a été… Hélas, il y a eu un millier de morts. D’autres disent non. Mais là, effectivement, tant que l’on n’a pas les archives de l’ALN, on ne pourra pas vraiment travailler sérieusement ».

Alors que Paris a décidé de faciliter l’accès aux archives de la guerre d’Algérie en France, les historiens algériens réclament l’accès aux archives de cette période en Algérie. Ils viennent d’adresser jeudi une lettre ouverte au président de la République Abdelmadjid Tebboune, où ils dénoncent les entraves bureaucratiques à leurs recherches. L’historien Fouad Soufi approuve leur initiative.

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Guerre d’Algérie: «L’occultation du massacre de la rue d’Isly tue les victimes une seconde fois»

Le 26 mars 1962, des soldats de l’armée française ouvraient le feu, rue d’Isly à Alger, sur des manifestants «pieds-noirs», faisant au moins 46 morts et 150 blessés. A l’heure du rapport Stora, le silence qui entoure ce drame aggrave le sentiment d’injustice des Français d’Algérie et de leurs descendants, explique Jean Tenneroni.

Par Jean Tenneroni

Publié le 26/03/2021 à 14:46, Mis à jour le 26/03/2021 à 18:53

Dans La Peste Camus fait dire au prêtre Paneloux que l’amour de Dieu «seul peut effacer la souffrance et la mort des enfants (…) sur ce sommet, tout se confondra et s’égalisera, la vérité jaillira de l’apparente injustice.»

C’est en 1913, non loin de ma ville de Bône, qu’Albert Camus vit le jour, année où fut inauguré ce fleuron de l’art néo-mauresque qu’est la Grande Poste d’Alger.

Né en Algérie française en 1962, je vis le jour pendant sa mise à mort. Je serai peut-être le dernier des Mohicans de cette chaleureuse tribu de «Blackfoot». Quelques semaines après ma naissance, le 26 mars, un torrent de sang jaillit sur le plateau des Glières devant cette Grande Poste d’Alger. Des soldats appartenant à une unité de tirailleurs de l’armée française abattirent officiellement 46 manifestants européens (avec des estimations plus hautes, jusqu’à 80 morts, après prise en compte des morts hospitalisés) et firent 150 blessés.

Ces Français d’Algérie n’avaient pour toute arme que des drapeaux tricolores et pour tout dessein que de vouloir rester Français sur leur terre natale. Camus qui aimait tant la Vérité et la Justice, n’aurait-il pas exigé l’une et l’autre pour nos compatriotes tués rue d’Isly?

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Anciens d’Algérie : une médaille pour avoir servi en site nucléaire

Les anciens combattants qui ont servi dans les sites nucléaires du Sahara obtiennent une médaille de la défense nationale. C’est une semi-satisfaction pour le président de l’Union fédérale des anciens combattants.

Par N.B. – 26 mars 2021 à 15:00 – Temps de lecture : 2 min

Un arrêté du 29 janvier 2021 prévoit la remise de la médaille de la défense nationale aux anciens combattants stationnés sur les sites nucléaires au Sahara.

Cette reconnaissance concerne une partie des anciens combattants d’Algérie, qui ont servi « entre le 13 février 1960 et le 31 décembre 1967 au centre saharien des expérimentations militaires ou au centre des expérimentations militaires des oasis », explique Christian Tarriet, président de l’Union fédérale des associations d’anciens combattants du Jura.

« Ce sont deux centres d’essais pour les engins nucléaires, poursuit l’ancien combattant. Les hommes étaient dans des casemates pour surveiller, ou allaient en préparation pour le tir des engins, tiraient les fusées, puis allaient ramasser ce qui retombait. »
« Mes dents tombaient »
« Les gens qui ont travaillé sur ces sites ont des mérites, et [avec la médaille] c’est plus ou moins reconnu, se satisfait à moitié Christian Tarriet. J’ai des copains qui ont eu des cancers. On voulait une reconnaissance de maladie avec une indemnité. S’ils ont été irradiés, c’est normal que ce soit reconnu. Là, ils ont eu une médaille… »

Ancien combattant en Algérie, Christian Tarriet se souvient avoir lui même été irradié lors d’une manipulation d’engin au Centre Interarmées d’essais d’engins spéciaux (CIEES) dans le Sahara. « Mes dents tombaient, je les soutenais avec la main » raconte-t-il. Grâce à des soins rapides il n’a que peu de séquelles de cet accident.

Le président de l’Union fédérale a identifié des bénéficiaires potentiels de la médaille parmi ses adhérents. Mais surtout il espère en recruter de nouveaux, contre une aide dans le dépôt de la demande, « que ceux qui sont concernés, me téléphonent. »

Contact Union fédérale des associations françaises d’Anciens combattants et victimes de guerre Nord Jura : 03.84.81.62.61.

Rapport Stora : Alger dénonce un « rapport franco-français »

HISTOIRE « Officiellement, c’est comme si ce rapport n’existait pas », a avancé Abdelmadjid Chikhi, directeur général des Archives nationales d’Algérie

Un travail qui ne convainc pas à Alger. Le rapport de Benjamin Stora sur la réconciliation des mémoires entre la France et l’ Algérie est un « rapport franco-français », a affirmé l’alter ego algérien de l’historien français, Abdelmadjid Chikhi, directeur général des Archives nationales.

« Je n’ai pas d’évaluation pour le rapport Stora. J’estime que ce rapport est un rapport français demandé par un président français à un citoyen français afin qu’il lui donne un avis sur ce qu’ils nomment « la mémoire apaisée » », a expliqué Abdelmadjid Chikhi dans une émission de la chaîne qatarie Al-Jazeera, diffusée lundi et intitulée Algérie et France : mémoire de colonisation.

« Officiellement, c’est comme si ce rapport n’existait pas »
« C’est un rapport franco-français. Il ne nous a pas été transmis de manière officielle pour que l’on soit dans l’obligation, au moins morale, de répondre sur son contenu », a-t-il assuré, ajoutant : « Officiellement, c’est comme si ce rapport n’existait pas ». De fait, Alger n’a pas directement réagi à ce stade à ce rapport.

« La réconciliation des mémoires doit d’abord commencer chez les Français. En Algérie, nous avons une seule mémoire qui est la mémoire nationale », a poursuivi Abdelmadjid Chikhi.

Il réclame la restitution de « la totalité » des archives de la période coloniale
Le responsable a été chargé en juillet par le président algérien Abdelmadjid Tebboune de travailler sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie (1954-1962), de concert avec Benjamin Stora.

Au cours de l’émission, Abdelmadjid Chikhi a de nouveau réclamé la restitution de « la totalité » des archives de la période coloniale (1830-1962). « Comment arriver à la vérité historique quand l’intégralité de notre histoire est entreposée en France et ailleurs à l’étranger ? », a relevé le responsable algérien.

Ancien combattant de la guerre d’indépendance, Abdelmadjid Chikhi a été nommé à son poste au printemps 2020 et il a déjà formulé des critiques très virulentes à l’égard de la France et de l’historiographie française sur l’Algérie.

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Enseignement de la guerre d’Algérie : « Au lieu de nous diviser, comprendre l’histoire nous unit »

Dans le cadre des débats sur la mémoire de la guerre d’Algérie, Aurélien Sandoz, professeur d’histoire, raconte les « espaces de dialogue » féconds sur le sujet mis en œuvre au lycée Galilée de Gennevilliers
Par Aurélien Sandoz(Professeur d’histoire au lycée Galilée de Gennevilliers)

Publié le 23 mars 2021 à 06h15Temps de Lecture 5 min.

La série de témoignages « Territoires vivants » paraît dans « Le Monde de l’éducation ». Si vous êtes abonné au Monde, vous pouvez vous inscrire à cette lettre hebdomadaire en suivant ce lien.
« Territoires vivants ». Rapport Stora, reconnaissance de la responsabilité de la France dans l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel, ouverture des archives, jusqu’à la commémoration récente du cessez-le-feu du 19 mars 1962, l’actualité mémorielle récente montre que tout ce qui touche à la guerre d’Algérie est encore à vif dans la société française. Or, enseigner sur ce sujet peut s’avérer bien plus serein qu’on ne l’imagine spontanément.

De quoi avons-nous peur ? Les historiens mènent un travail rigoureux, porteur d’apaisement. Comme le rappelle Benjamin Stora, « à l’heure de la compétition victimaire et de la reconstruction des récits fantasmés, on verra que la liberté d’esprit et le travail historique sont des contre-feux nécessaires aux incendies de mémoires enflammées, surtout dans la jeunesse ». Depuis plusieurs années, au lycée Galilée de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), nous allumons ces contre-feux, puisque c’est notre métier d’enseignant et au programme d’histoire.

Gennevilliers a abrité dans les années 1950 un bidonville accueillant une population algérienne. Sa population a laissé un riche matériau dans lequel nous avons emmené nos élèves puiser, au sein des archives municipales.

Lorsque nous étudions avec eux un document qui semble aride de prime abord, des questions le rendent rapidement vivant : l’archive ment-elle ? Qui a produit ce document ? Est-ce une archive exceptionnelle ou banale ? C’est avec l’humilité de chercheurs amateurs, avec l’aide de l’historienne Raphaëlle Branche et du regard bienveillant de l’historien Daho Djerbal, que lycéens et enseignants abordent, par exemple, les plaintes d’instituteurs inquiets des violences subies par les travailleurs algériens, ou encore la liste des corps retrouvés sur les bords de Seine après la manifestation du 17 octobre 1961. Autant de pièces précieuses qui nous amèneront, dans quelque temps, à créer une cartographie interactive des lieux, objets et témoignages accumulés.

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Guerre d’Algérie : le tabou des viols commis par des militaires français

Par Florence Beaugé Publié le 17 mars 2021 à 02h11 – Mis à jour le 17 mars 2021 à 18h21

EnquêteLa question des agressions et tortures sexuelles commises de manière quasi systématique par certains soldats français demeure l’angle mort des recherches historiques dans les deux pays.
C’est l’histoire d’un tabou qui n’aurait peut-être jamais été brisé sans le courage d’une femme. Pour en prendre la mesure, il faut remonter au 20 juin 2000. Ce jour-là paraît dans Le Monde un témoignage inédit sur les viols pendant la guerre d’Algérie.

Louisette Ighilahriz, une ancienne indépendantiste algérienne, livre les souvenirs qui la hantent depuis des décennies : « J’étais allongée nue, toujours nue (…) Dès que j’entendais le bruit de leurs bottes, je me mettais à trembler (…) Le plus dur c’est de tenir les premiers jours, de s’habituer à la douleur. Après on se détache mentalement. C’est un peu comme si le corps se mettait à flotter… »

En quelques mots, elle dévoile la nature des sévices dont elle a été l’objet, en septembre 1957, à l’âge de 20 ans, au siège de la 10e division parachutiste (DP) à Alger. Si elle parle, c’est qu’elle a un espoir : retrouver un inconnu, un certain « commandant Richaud », qui l’a sauvée en la faisant évacuer à l’hôpital Maillot de Bab-El-Oued, puis transférer en prison. Elle voudrait lui exprimer sa gratitude.

Ce courage, Louisette l’a payé fort cher. Elle n’a jamais retrouvé Richaud, médecin militaire de la 10e DP, décédé en 1998. Aujourd’hui, à 84 ans, elle vit toujours à Alger, mais son fils ne lui pardonne pas d’avoir parlé. Sa fille, elle, ne parvient pas à sortir d’une dépression interminable qui a démarré en 2000. Quant aux autres moudjahidate (anciennes combattantes), beaucoup lui tournent le dos. Elles lui reprochent d’avoir dévoilé un secret qu’elles cachent depuis soixante ans.

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Les accords d’Évian, cadre historique des relations France-Algérie

Texte par : Marc DAOU

La signature des accords d’Évian le 18 mars 1962 constitue un événement historique dans l’histoire des relations entre l’Algérie et la France. Retour sur un texte qui a précipité la fin de la guerre d’Algérie et cherché à définir les futurs rapports entre les deux pays.

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Après deux années de contacts et de négociations secrètes et 11 jours de pourparlers au bord du lac Léman, les accords d’Évian sont signés, le 18 mars 1962, par Louis Joxe, alors ministre français chargé des affaires algériennes et Krim Belkacem, colonel de l’Armée de libération nationale, au nom du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA).

Des accords historiques qui vont permettre de mettre un terme aux combats engagés depuis le 1er novembre 1954 en Algérie, où se déroule une guerre qui ne dit pas son nom, et à 132 ans de colonisation française.

« À la plus longue, à la plus meurtrière, à la plus bête des guerres coloniales, Évian vient de mettre fin de la manière la plus intelligente, la plus courageuse, la plus humaine : sur une promesse de réconciliation entre belligérants », écrit Mohamed Masmoudi, homme politique et journaliste algérien, dans un article publié par Jeune Afrique, dans un numéro daté du 19 au 26 mars 1962.

Régler le conflit et préparer l’avenir

Le texte, composé de 93 pages, fixe les conditions du règlement du conflit et définit les futurs rapports entre la France et l’Algérie « si la solution d’indépendance et de coopération est adoptée », et prévoyait surtout un cessez-le-feu imposé autant aux combattants du Front de libération nationale (FLN) qu’à l’armée française, qui devait entrer théoriquement en vigueur le lendemain, le 19 mars.

Toutefois sur le terrain, le chaos, les règlements de compte et les violences se poursuivront de longs mois après la signature des accords, qui stipulaient pourtant que « nul ne pourra faire l’objet de mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque à raison d’opinions émises ou d’actes commis à l’occasion des événements ».

Mais le soir même du 18 mars 1962, le général de Gaulle, qui ne prononce à aucun moment le mot  » accords » dans son allocution télévisée enregistrée à l’Élysée, estime que « la conclusion du cessez-le-feu en Algérie, les dispositions adoptées pour que les populations y choisissent leur destin, la perspective qui s’ouvre sur l’avènement d’une Algérie indépendante coopérant étroitement avec nous, satisfont la raison de la France.  » Il conclut en espérant que les deux peuples pourront  » marcher fraternellement ensemble sur la route de la civilisation ».

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Claude Coquelin raconte sa guerre d’Algérie

Près de 60 ans après la signature des accords d’Évian, marquant la fin de la guerre d’Algérie, l’ancien combattant Claude Coquelin se livre et nous raconte « sa » guerre, une « sale guerre » passée à affronter le froid, la peur et les fellaghas.

Le 19 mars 1962, avec la signature des accords d’Évian, s’achevait la guerre d’Algérie, après de longues années d’une « sale guerre », selon les propres mots de Habib Souaïdia, un ancien parachutiste et membre des forces spéciales algériennes. Un conflit qui marquera à jamais les habitants d’un pays colonisé par la France depuis 1830 et dont certains dénoncent dès 1952 de profondes inégalités civiles, économiques et politiques. Quand il est incorporé pour effectuer son service militaire, en janvier 1957, avant de rejoindre son cantonnement avec le 43e régiment d’infanterie.

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Roger Suc, ancien combattant de la guerre d’Algérie, nous livre son témoignage

Commémoration

Pandémie oblige, les commémorations du Cessez-le-feu en Algérie se déroulent, dès aujourd’hui, en petit comité. Pour perpétuer le devoir de mémoire, nous vous livrons le témoignage d’un ancien combattant, Roger Suc, sur son vécu de l’autre côté de la Méditerranée, plus de cinquante après.

En janvier 1960, Roger Suc quitte la boulangerie familiale de Jussac pour faire ses classes à Grenoble, avant de s’embarquer pour l’ouest algérien, le 1 er mai. À El Aneb puis à Sidi-El Kahal, il rejoint son régiment d’artillerie et entre rapidement dans le feu de l’action. « Dès la première nuit, j’étais de garde et nous avons essuyé les tirs, je n’en menais pas large en voyant les impacts de balle devant moi. » D’abord affecté au service radio du capitaine Manzoni dont il garde le meilleur souvenir, il sert ensuite le renseignement. « Le soutien des harkis et mes rudiments de langue arabe m’ont permis de recueillir de précieux indices. »

Sur la suite il ne souhaite pas s’étendre. Des diverses opérations auxquelles il a participé, il évoque cette attaque héliportée qui coûta « la vie d’un harki fauché par une balle en touchant le sol à côté de moi… On était attendus ». De tristes moments qui occultent une vraie camaraderie entre les soldats du contingent, harkis et autres combattants locaux avec l’armée française.

Une jeunesse passée au combatSon dernier souvenir notoire se déroule quelques jours avant sa libération. « À 3 jours de la quille, notre captage d’eau vient d’être piégé. Le responsable du régiment ne veut pas me faire prendre de risques mais devant l’impossibilité de trouver un autre spécialiste, j’ai dû mettre en pratique ma formation de démineur. On a tout fait sauter au TNT. »

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Rapprochement entre l’Algérie et la France : et si cette fois était la bonne ?

Depuis l’élection d’Abdelmadjid Tebboune en décembre 2019, les deux pays multiplient les gestes de rapprochement. Et si la page était enfin en train de se tourner entre l’ancienne puissance coloniale et Alger ?

L’avenir des relations entre l’Algérie et la France passe-t-il par les chemins sinueux et tortueux du passé, de la mémoire et de l’Histoire ? Rarement Alger et Paris n’ont été si proches de la réconciliation sur cette question qui passionne, complique et empoisonne les relations entre les deux pays. Les gestes et initiatives prises par le président français Emmanuel Macron au cours des derniers mois participent justement de cette volonté des deux côtés de tenter de solder ce passé trop lourd, apaiser les tensions et construire des relations sereines.

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