La guerre d’Algérie au prisme de la guerre froide

La concertation et la confrontation des dernières études et analyses sur la guerre d’Algérie dans le contexte de la guerre froide et l’influence des USA, de la Chine et de l’URSS sur le cours des événements. Diverses contributions de haut niveau supervisées par le professeur Jacques Frémeaux. – Un sujet peu étudié mais essentiel : l’influence du contexte de la guerre froide sur le cours des événements de la guerre d’Algérie – Des contributions de haut niveau de différents historiens, chercheurs et grands témoins – Un travail supervisé par le professeur des universités Jacques Frémeaux, spécialiste de l’histoire coloniale. – Le 8e titre de la collection Cahiers pour la mémoire de tous et la mémoire de tout (FM-GACMT).

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En guerre(s) pour l’Algérie: une série documentaire en six épisodes

Les Français l’identifient à un moment majeur de leur histoire collective contemporaine. Pour les Algériens, ce conflit est une source de fierté et un ciment identitaire. « En guerre(s) pour l’Algérie » met en relation les vies de tous les témoins : civils algériens, français d’Algérie, appelés du contingent, engagés et militaires de carrière français, militants indépendantistes du FLN, du MNA, de l’ALN, membres de l’OAS, supplétifs de l’armée française, réfractaires, etc., et confronte leurs perceptions des événements et leurs émotions. Une série dont nous parle l’historienne et co-scénariste Raphaëlle Branche.

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ENTRETIEN. Benjamin Stora : « Très difficile de fabriquer du consensus sur la guerre d’Algérie »

Spécialiste de l’histoire de l’Algérie, où il est né en 1950, Benjamin Stora a rédigé un rapport en janvier 2021 sur les questions mémorielles liées à la guerre d’Algérie. L’historien décrypte ce conflit complexe.

À l’occasion des soixante ans des accords d’Evian mettant fin à la guerre d’Algérie, Ouest-France publie un hors-série intitulé France et Algérie : comprendre l’histoire, apaiser les mémoires. Ce hors-série revient sur l’histoire commune de la France et de l’Algérie et les initiatives pour apaiser les mémoires des deux côtés de la Méditerranée. À cette occasion, l’historien Benjamin Stora nous a accordé un entretien. Spécialiste de l’histoire de l’Algérie, il est également l’auteur d’un rapport, remis en janvier 2021 au président Macron, sur Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie .

Selon l’historien Pierre Nora, « l’histoire rassemble, la mémoire divise ». Pourquoi alors, le travail des historiens a-t-il tant de mal à rassembler les mémoires sur la guerre d’Algérie ?

Le travail des historiens est considérable sur la guerre d’Algérie. À la fin des années 1990, j’avais recensé près de 3 000 ouvrages. Pourquoi est-ce si difficile ? Parce que, déjà, l’Algérie n’était pas une colonie française comme les autres. Contrairement au Maroc, à la Tunisie, au Sénégal ou à l’Indochine, c’était des départements français, une partie du territoire national.

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Algérie 1962 : la culture contre le cloisonnement des mémoires, avec R.Depardon, K.Daoud, M.Rahal et N.Juncker

Il y a 60 ans, les accords d’Evian mettaient fin à 7 ans de guerre et à 132 ans de colonisation de l’Algérie. Retour sur les derniers moments de la guerre d’Algérie avec Raymond Depardon, Kamel Daoud, Malika Rahal et Nicolas Juncker.

Tewfik Hakem s’entretient avec Raymond Depardon, photographe et cinéaste, Kamel Daoud, journaliste et écrivain, tous deux coauteurs du livre Son œil dans ma main. Algérie 1961 – 2019 (coéd. Barzakh/ Images Plurielles), Malika Rahal, historienne et auteure du livre Algérie 1962. Une histoire populaire (éd. La Découverte) et Nicolas Juncker, scénariste de la bande dessinée Un général, des généraux (éd. Le Lombard).

La guerre d’Algérie d’hier à aujourd’hui
Raymond Depardon n’a pas vingt ans quand il débarque pour la première fois à Alger en 1960. Les photographies qu’il prend à cette époque témoignent des tensions qui règnent dans la ville, mais aussi des communautés qui partagent l’espace public sans jamais se voir, des visages inquiets ou encore des rixes. Il est également l’un des rares photographes de la délégation algérienne à Evian pendant les pourparlers entre le FLN et le gouvernement français. 60 ans plus tard, sous l’impulsion des éditions Barzakh, Raymond Depardon présente ses photographies dans un beau livre coédité avec les éditions Images Plurielles, intitulé Son œil dans ma main. Algérie 1961 – 2019, avec des textes de Kamel Daoud.

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Accords d’Évian et indépendance de l’Algérie : 60 ans après, comment réconcilier les mémoires ?

Il y a 60 ans s’achevait la guerre d’Algérie, qui mit fin à 132 ans de présence française dans ce pays du Maghreb. Le conflit, débuté en 1954, dura huit ans : il opposa l’armée française aux nationalistes algériens, principalement réunis sous la bannière du FLN, le Front de libération nationale. Le bilan de cette guerre reste incertain : on parle de près de 500 000 morts, dont 30 000 militaires français et 400 000 algériens musulmans.

Il faudra attendre les accords d’Évian, le 18 mars 1962, pour mettre officiellement fin au conflit mais les violences vont se poursuivre jusqu’à l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet 1962.

Mais le conflit continue d’empoisonner les relations entre l’Algérie et la France, 60 ans plus tard. Alors comment réconcilier les mémoires et quel regard porte la nouvelle génération sur ce pan de l’histoire longtemps passé sous silence ?

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Algérie: un webinar de l’ICAN et de l’Observatoire des armements avec Benjamin Stora

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Ce 13 février, cela fera 62 ans que la France aura réalisé son premier essai nucléaire, suivi de 16 autres jusqu’au 16 février 1966. Les conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires sur les populations se font toujours sentir.

Le 21 janvier 2021, le président Macron recevait le rapport sur « les mémoires de la colonisation et de la guerre d’Algérie » réalisé à sa demande par Benjamin Stora. Ce rapport comprenait un grand nombre de préconisations pour faire avancer les relations entre la France et l’Algérie. Il reprenait également dans une partie intitulée « Autres sujets. Autres défis » des questions brûlantes à aborder, et notamment celle des essais et des déchets nucléaires laissés sur place ou enterrés.

C’est un sujet mis en lumière par ICAN France et l’Observatoire des armements dans leur étude « Sous le Sable, de la radioactivité« , publiée en septembre 2020.

Dans ce cadre, ICAN France et l’Observatoire des armements organisent un webinaire, le mercredi 16 février, avec Benjamin Stora.

Renseignements et inscription : http://icanfrance.org/webinaire-questions-memorielles-alg…

Un général, des généraux, Charles de Gaulle et l’Algérie façon vaudeville

LA CASE BD – Le tandem François Boucq et Nicolas Juncker revisite le coup d’État militaire du 13 mai 1958 à Alger, en le transformant en une pièce de boulevard cocasse et dérisoire. Les deux compères décryptent la première et la dernière page de l’album.

Jamais auparavant, on avait eu l’idée de reconstituer sous l’angle de la comédie satyrique les événements historiques du 13 mai 1958, à Alger. L’album Un général, des généraux prouve qu’on avait tort.

Avec son trait fort, enlevé et courtelinesque, François Boucq s’empare de ces événements et les transforment en une tordante pièce de boulevard. C’est le scénariste Nicolas Juncker qui a fourni à l’auteur de La Femme du magicien l’occasion de relire avec autant d’humour que de sérieux, ce coup d’État militaire en pleine guerre d’Algérie, orchestré par «un quarteron de généraux en retraite» comme les qualifia plus tard le général de Gaulle.

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«Cela faisait un petit moment que cette période m’intéressait, raconte Nicolas Juncker. En plongeant profondément dans la documentation relative à ces quelques jours qui voient le retour du général de Gaulle au pouvoir, ainsi que l’avènement de la Ve république, j’ai mieux compris l’intuition qui m’avait saisie. Après avoir lu une quinzaine d’ouvrages liés à la période, le côté comique de la situation m’a sauté aux yeux. La position des généraux, leurs décisions irréfléchies, les incessantes allées et venues entre Paris et Alger, tout cela possédait un côté très Pieds Nickelés.»

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Mas-Thibert, l’amère patrie des harkis

Un poisson tatoué nage entre les rides, le long de la main gauche d’Abdelkader Aliaoui. Dessiné à l’encre bleue, il est surmonté d’un mot, inscrit en lettres capitales : « LIBERTÉ ». « Le poisson, il est libre d’aller où il veut, d’un côté ou de l’autre de la mer. » Né en 1931 en Algérie, le vieil homme s’est assis, chèche noué sur le haut du crâne, à une table d’Ô Bistrot, l’unique café-épicerie de Mas-Thibert.

Situé à quinze minutes au sud du centre-ville d’Arles, le village de près de 2 000 habitants est rattaché administrativement à la sous-préfecture des Bouches-du-Rhône, plus vaste commune en métropole. Dans toute la région, le lieu est connu pour être « le village des harkis ». Ancien soldat d’origine algérienne ayant combattu dans l’armée française de 1956 à 1962, Abdelkader Aliaoui explique, pouce vers le haut : « Toute la vie ça a été la démerde, mais Mas-Thibert, c’est comme ça. »

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Photo: Raymond Depardon et Kamel Daoud exposés à Paris pour une Algérie « qui rapproche »


Paris – Ses photos en noir et blanc prises en 1961 et 2019, mises en textes par l’écrivain algérien Kamel Daoud, parlent d’une Algérie « qui rapproche », dit à l’AFP le photographe et cinéaste français Raymond Depardon, à la veille d’une exposition commune à Paris.

Cette démarche artistique tente de « se défaire des grilles de lecture habituelles » qui ont cours dans les deux pays concernant leur relation, ajoute l’écrivain, interrogé depuis l’étranger.

Née de la rencontre entre les deux hommes autour de photos prises par Raymond Depardon en 1961 en Algérie, à 19 ans, et jamais publiées pour la plupart, l’exposition se tient à l’Institut du Monde arabe (IMA) à Paris, à partir de mardi et jusqu’en juillet à l’occasion du soixantième anniversaire des accords d’Evian.

Signés le 18 mars 1962, ils marquèrent officiellement la fin de la guerre d’Algérie et son indépendance.

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Info Il y a 60 ans, le drame sanglant du métro Charonne à Paris

Le 8 février 1962, une manifestation pour la paix en Algérie se soldait par neuf morts au métro Charonne à Paris et devenait, peu avant la fin de la guerre d’Algérie, un symbole sanglant de la répression d’Etat.

Les jours précédents, une série d’attentats de l’OAS (Organisation armée secrète), opposée à l’indépendance de la colonie française, ont fait plusieurs blessés graves, dont l’un, visant André Malraux, a horriblement défiguré une fillette de 4 ans.

Les Français se sont pourtant déjà majoritairement prononcés pour l’autodétermination de l’Algérie et les accords d’Evian proclameront bientôt, le 18 mars, un cessez-le-feu ouvrant la voie à l’indépendance.

Le bref rassemblement pacifique prévu le 8 février Place de la Bastille, à l’appel du Parti communiste, du PSU, de la CGT et d’autres syndicats comme la CFTC, la FEN et l’Unef ainsi que des organisations de gauche, est interdit par le préfet Maurice Papon, sur fond d’état d’urgence en vigueur depuis avril 1961.

Mais les organisateurs appellent « les travailleurs et tous les antifascistes de la région parisienne à proclamer leur indignation, leur volonté de faire échec au fascisme et d’imposer la paix en Algérie ».

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