Mémorial

Le 11 novembre 2019, le président de la République a inauguré le Mémorial national érigé en hommage aux combattants des OPEX.

L’Espace Parisien Histoire Mémoire Guerre d’Algérie s’associe à cet hommage qui s’inscrit dans son objectif de transmettre la mémoire en particulier aux jeunes générations unissant ainsi le monde combattant.

Cette statue de bronze représentant six soldats – cinq hommes et une femme – portant un cercueil invisible, un mur sur lequel sont inscrits les noms de 549 militaires morts en « Opex ». AFP/Ludovic Marin

Découvrez les premières pages de « Puisqu’il faut des hommes », un album sur la guerre d’Algérie

Pas question de s’endormir sur ses lauriers alors que la fin d’année arrive ! Il est déjà temps de se préparer à accueillir les albums de la rentrée. L’éditeur Grand Angle démarrera son catalogue 2020 avec Puisqu’il faut des hommes, un one-shot où on suivra l’histoire de Joseph, un jeune homme qui revient de la guerre d’Algérie…

1961 – Joseph revient d’Algérie. Pour les habitants du village, il n’est qu’un planqué qui officiait dans un bureau plutôt que sur les zones de combat, un lâche qui a esquivé les durs travaux de la ferme. Personne ne lui pardonne d’avoir abandonné sa famille, alors que son frère est cloué sur une chaise roulante, victime d’un accident de tracteur pendant son absence. D’enfant du pays, Joseph revient en paria. Heureusement, l’honneur du village est sauf : le fils du cafetier, lui, s’est battu en Algérie. Mais quand il revient à son tour de la guerre et révèle aux habitants le secret de Joseph, l’invraisemblable vérité éclate au grand jour.

Le scénario est signé Philippe Pelaez qu’on retrouvait cette année chez Casterman sur Un peu de tarte aux épinards. Victor Lorenzo Pinel est aux dessins, et signe ici sa première bande dessinée en France. Il s’agit de la toute première BD du duo chez Grand Angle. À titre personnel j’aime beaucoup le dessin : le dessinateur a travaillé dans l’animation, et ça se sent. La thématique également est très intéressante et pleine de mystère… Vous pouvez découvrir ci-dessous les premières pages, avant la sortie de l’oeuvre prévue pour le 8 janvier prochain. Pour bien préparer votre rentrée, rendez-vous sur notre tag des sorties de janvier !

Un colloque sur les opérations de sauvetage de familles de harkis

La coordination harka, représentée par son président Hacène Arfi, avec la présence du Cercle algérianiste du Grand Avignon, représenté par Bernard Baudru, a ce samedi 14 décembre organisé un colloque à la tour des Chênes autour du thème “Histoire d’un abandon, histoire d’hommes d’honneur”.

Ce colloque mettait pour la première fois au grand jour, un fait encore méconnu de la guerre d’Algérie. Alors que l’indépendance est signée en mars 1962, les exactions continuent, et des massacres se perpétuent. Des familles entières sont décimées, tandis que des milliers de harkis sont détenus dans les prisons algériennes ou dans des camps.

Il faudra attendre octobre 1962 pour que les premiers transferts vers la France soient autorisés.

Les familles vont alors transiter pour un temps plus ou moins long dans le camp de Zeralda, situé dans la région d’Alger. Arrivées en France, ces familles transiteront par le camp de Rivesaltes ou de Saint-Maurice l’Ardoise.

Beaucoup de soldats français, durant cette période de chaos en Algérie, ont organisé des opérations de sauvetage afin de faciliter le rapatriement des harkis en métropole. Jusqu’en 1963, ils ont favorisé des exfiltrations, et des opérations clandestines, en donnant de faux papiers.

Parmi ces sauveteurs, certains étaient présents ce samedi. Contrecarrant les ordres, souvent au péril de leur vie, ils ont protégé, et rapatrié des milliers de familles.

Vincent Zagoria est l’un d’entre eux. Jacques Vogelweith était aussi présent. Il a servi dans le régiment des Diables rouges, et il a beaucoup aidé les familles à Zéralda.

Enfin, était présent Hugues Robert, fils du sous-préfet Jean-Marie Robert, qui est allé jusqu’à désobéir aux ordres afin de pouvoir rapatrier 250 familles, et en dénonçant le massacre. Certains autres sauveteurs n’ont pu se déplacer pour raisons de santé, ou pour raisons de grèves.

Ce colloque a pu avoir lieu grâce au soutien de la région Occitanie, représentée par Catherine Eysserie, au nom de la mémoire.

Correspondante Midi Libre : 06 87 56 18 77

Exposition sur l’histoire de la guerre d’Algérie

Comme chaque année, l’association locale des anciens combattants et son président François Macineiras proposent une exposition. Cette année, elle avait pour thème la guerre d’Algérie. Et ce sont plus de soixante panneaux et photos qui ont été disposés dans la salle polyvalente.

Une recherche historique de neuf mois qui relate la vie des familles sur place, les expéditions des militaires, le rôle de l’OAS (Organisation de l’armée secrète) pour l’Algérie française, la déclaration d’indépendance, l’arrivée des rapatriés à Marseille et l’accueil en France des harkis (Algériens engagés aux côtés des Français pendant la guerre).

Lui-même « appelé », François Macineiras raconte les difficultés rencontrées sur le terrain par ces milliers de jeunes mobilisés dans les combats alors qu’ils pensaient n’avoir qu’une mission de « maintien de l’ordre et de pacification ». Beaucoup sont morts ou atrocement blessés. Très ému, il a également précisé qu’il a fallu une mobilisation générale des associations d’anciens combattants pour que la loi du 9 décembre 1974 accorde à tous ces soldats la carte du combattant en Algérie.

Correspondant Midi Libre : 07 80 04 35 13

Livre témoignage sur la guerre d’Algérie

Intitulé Le Bled, le livre du Vauverdois, Bernard Nicolas, est un condensé de découvertes et de réflexions durant la période d’octobre 1961 à octobre 1962, que l’auteur lui-même qualifie de livre d’aventures, «  car nous étions bien des aventuriers avec notre compagnie complètement isolée dans une zone interdite au milieu de contrées sauvages et d’une grande beauté. On venait d’avoir 20 ans et, du jour au lendemain, ces “Messieurs qu’on nomme Grands” nous impliquent dans un historique auquel, non seulement nous n’avions aucun intérêt, mais qui, de plus, nous était complètement étranger « .

Un livre sur la fatigue, la peur, la soif, la faim, le courage mais aussi sur la vie. «  J’ai écrit ce livre de 200 pages avec photos, documents, cartes et croquis à l’appui, d’abord pour que mes enfants et petits-enfants soit au courant de ce que j’ai vécu, car la jeune génération a le droit de savoir ce qui s’est passé par l’intermédiaire d’autres personnes que des historiens.  » Ce livre écrit à compte d’auteur, a été préfacé par André Boulicault responsable des Amis de la fondation de la mémoire de la déportation du Gard, quelques mois avant sa disparition. Il est possible de se le procurer auprès de l’auteur en appelant le 04 66 73 53 99. Bernard Nicolas ne veut pas s’arrêter là puisqu’un second livre est en préparation avec toujours comme thème la guerre d’Algérie et qui s’intitulera La Bataille d’Oran, une ville qu’il dit avoir aimé et que quarante-cinq ans après il aime encore et qui ne méritait pas ce que les hommes lui ont fait subir !

Correspondant Midi Libre : 06 20 96 43 47

Dédicaces

Le livre de Didier Lerclerc, Soleilleuses de Camargue, sera présenté vendredi 13 décembre, à 18 h 30, au centre du Scamandre

Exposition

À l’occasion de son 200e marathon, Rémi propose une exposition de ses médailles au cours d’une soirée conviviale ouverte à tous vendredi 13 décembre, à partir de 18 h 30, à la salle Georges-Bizet.

Depardon, photographe militaire : naissance d’un regard

Olivier de Bruyn / Journaliste |

Une exposition au musée du Service de santé des armées dévoile les photos prises par Raymond Depardon lors de son service militaire au début des années 1960. L’occasion de découvrir des esquisses de ses films à venir.

Il avait vingt ans, l’âge de tous les possibles. En 1962, Raymond Depardon, déjà passionné par la photographie, effectue son service militaire au sein du magazine des armées : le « TAM » (« Terre-Air-Mer »). En binôme avec un journaliste, il sillonne la France, rencontre des militaires de tous grades et prend des clichés avec un vieil appareil dont il découvre les vertus : un Rolleifex, qu’il utilisera de nouveau soixante ans plus tard, en 2012, pour réaliser le portrait officiel du président de la République récemment élu : François Hollande… Une formidable exposition parisienne organisée au musée du Service de santé des armées, expose les clichés du troufion Depardon, qui ignorait alors qu’il deviendrait, dans les décennies suivantes, l’un des plus grands photographes et cinéastes français : le fondateur de l’agence Gamma et l’auteur de documentaires et fictions majeurs : « Urgences », « Délits flagrants », « La Captive du désert » et tant d’autres.

EN SAVOIR PLUS

Depardon, photographe militaire. 1962-1963
Exposition

Paris, musée du Service de santé des armées, 30 janvier.  https://depardon1962.com/

L’histoire de la Guerre d’Algérie en spectacle

Le spectacle a d’abord porté le J’ai la douceur du peuple effrayante au fond du crâne, quand il a été présenté début 2019 au Collectif 12 de Mantes-la-Jolie puis au Studio Théâtre de Stains. Alice Carré, Margaux Eskenazi et leur équipe ont joué ce spectacle pendant le festival d’Avignon au 11 Gilgamesh sous un nouveau titre, bien que toujours extrait d’une formule poétique empruntée à Kateb Yacine : Et le cœur fume encore.
D’après des textes d’Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas, Léopold Sédar Senghor, Langston Hughes, Louis Aragon, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant, Léonora Miano… et d’un montage issu d’archives diverses, d’évènements historiques et de témoignages, le second volet du projet « Écrire en pays dominé » (en référence à l’ouvrage de Chamoiseau) revient sur les mémoires de la guerre d’Algérie et les endroits où elles font résurgence aujourd’hui. Le spectacle est actuellement programmé au TGP pour encore quelques jours.

Peut-on encore penser que l’Histoire se construit sur un principe linéaire et selon une suite d’évènements qui se succèderaient comme on enfile les perles d’un collier ? Contre l’hégémonie des récits dominants qui relatent une idéologie appauvrissant la mémoire collective et les rapports que nous entretenons aux fantômes du passé, Et le cœur fume encore s’inscrit dans la veine d’un théâtre qui veut prendre en charge la part invisibilisée d’un passé historique pourtant récent et qui fait d’ailleurs retour parce qu’il est refoulé ou instrumentalisé.

L’Histoire est convoquée sur le mode d’une relation au présent qui est pris en charge par Armelle Abibou, Loup Balthazar, Malek Lamraoui, Yannick Morzelle, Raphael Naasz, Christophe Ntakabanyura et Eva Rami, pluralité représentative d’acteurs et actrices au-delà des consensuels effets d’une prétendue nécessité de ressemblance. Une Histoire qui est la leur et dont le point de départ du projet de création semble être le fait qu’il l’ait justement en partage. Comme c’est souvent le cas sur les scènes contemporaines, le réel se mêle ici à la fiction, le témoignage au jeu et, par des effets de montages, de collages, l’ensemble rend compte des fractures, des hiatus et de l’aporie dans laquelle s’étouffe « la France ». L’écriture scénique rend compte de ces fractures à travers des effets de parasitages des sons et des images qui sont diffusées à certains moments du spectacle.

EN SAVOIR PLUS

Théâtre : la guerre d’Algérie sur scène à Saint-Denis

L’OAS, le FLN, les pieds-noirs… tous figurent dans la formidable pièce « Et le cœur fume encore ». À voir au théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis.

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Modifié le – Publié le | Le Point.fr

Parution des actes de la guerre d’Algérie « Mémoire de la guerre d’Algérie en 2019 : la place des archives nationales et internationales »

À l’occasion de ses dix ans d’activité au service de la mémoire de la guerre d’Algérie, l’ESPACE PARISIEN HISTOIRE MÉMOIRE GUERRE D’ALGÉRIE (EPHMGA)  a organisé le  11  avril  2019 à l’auditorium de l’Hôtel de ville de Paris un colloque  consacré aux archives de la guerre d’Algérie.

Vous retrouverez dans cet ouvrage l’intégralité des interventions de nombreux historiens, de responsables du monde de l’enseignement, de l’Établissement
de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense (ECPAD),  de l’Institut National de l’Audiovisuel (INA), de l’Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre (ONACVG), du Service Historique de la Défense (SHD), de La Contemporaine…

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Comment raconter la guerre d’Algérie ?

Le 5 décembre, on commémore les morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. Pourquoi avoir choisi cette date et non celle du 19 mars qui correspond au cessez-le-feu ? Comment, 60 ans après, raconter la guerre ? On en parle avec l’écrivain Alexis Jenni, prix Goncourt pour « L’Art français de la guerre ».